Voy. Spart., Sept. Scv
4. Vict., Cxs., 20. — Quant à leur sincérité, les historiens ne s'accordent pas. (Voy. Vict., loc. cit.; Spart., Sept. Scv., 18; 1). Cass., lxxv, 7.)
5. rbilostr., ApolL, i, 3; Sopli., ji, 30; Ep., 73; D. Cass., lxxvh, 18.
et Mammœa, sa nièce, mère d'Alexandre-Sévère, vivaient probablement à la cour, avec les mêmes goûts supérieurs. Ses deux fils, Caracalla et Géta, furent élevés dans le culte des lettres. Caracalla, tête mal pondérée^ mais doux, affectueux et appliqué en sa première jeunesse, apprenait tout avec facilité. Géta se plaisait aux curiosités philologiques, et posait à ses grammairiens des questions singulières. Cela dégénérait en manie ; il offrait à ses amis des « soupers alphabétiques », où le nom de tous les plats commençait par la même lettre *.
L'impératrice tenait cercle de beaux esprits'; des géomètres, des rhéteurs, des philosophes fréquentaient ses réunions savantes % peut-être aussi quelques poètes, comme cet Hosidius Géta, qui faisait une tragédie entière en cousant des lambeaux de vers virgiliens\ On y voyait certainement Arria^ une grande dame romaine que Sévère estimait, parce qu'elle faisait sa lecture de Platon \ Philostrate y lisait ses Héroïques^ et, dans le portrait d'Achille, semblait flatter la jeunesse de Caracalla. A la suite d'une causerie brillante, oii chacun avait raconté ce qu'il savait d'Apollonius de Thyane, Philostrate était mis en demeure, par la docte société, de fondre les naïfs récits de Damis avec les autres documents qu'on avait sur cet étrange personnage, et d'en composer un livre, qui serait en même temps une vie édifiante et une épopée merveilleuse. C'est à la cour aussi, sans doute, que Dion Cassius lut son Histoire de Commode y et un livre sur les songes et les prodiges qui avaient annoncé l'élévation de Sévère ^ Rien n'empêche de croire que Gallien, médecin ordinaire de l'empereur, et