Philostr., Soph., ii, 30. Cf. ii
2. On plutôt l'un des deux Oppiens; il est à peu près certain qu'il y en a eu deux, l'un vivant probablement sous Marc-Aurèle, l'autre sous Sept.-Sévère et Caracalla.
3. Vit. Oppian.; Anth. Grœc; Oppian., Cyneg., i, 1 sqq.; Halieut., i, 3. Cf. Sozom., Prâef. ad Ilist. eccles. ; etc. — Nous n'entrons pas ici dans les difficultés que peut soulever ce récit.
Christ et Apollonius, la poésie mystique, le formalisme juif, la foi chrétienne et le philosophisme théurgique^
Le premier soin de MammcTa fut de préserver Alexandre des débauchés et des flatteurs, et de lui faire une jeunesse studieuse et pure : «Voyant ce jeune homme placé dans le rang suprême, dit Ilérodien, et craignant que Tardeur de son âge, aidée par la licence du pouvoir absolu, ne le poussât dans quelqu'un des vices naturels à sa famille, elle gardait de toutes parts l'entrée de la cour, et ne laissait parvenir auprès du jeune prince aucun homme qui fut décrié pour l'irrégularité de ses mœurs. Elle l'engageait à rendre la justice; et cela fréquemment, et la plus grande partie du jour, alîn que, Uvré aune occupation honorable et nécessaire à l'empire, il n'eût point de temps à donner au vice. Alexandre était d'ailleurs d'un esprit naturellement doux, indulgent et humain. Son règne eut quatorze ans de durée; et il régna sans verser injustement une goutte de sang\ »
Alexandre eut certainement de belles qualités. Remarquons cependant que son principal historien, Lampridius, a voulu probablement faire de sa vie une leçon de morale. Ce prince si beau% si doux, si affable, si religieux, si honnête, d'une piété filiale dont on citait des traits charmants % peut-être assez médiocre pour la politique et les affaires, mais qui eut le bonheur d'être servi par une mère très intelligente, et par un conseil composé des plus habiles gens de l'État, mort d'ailleurs dans la pleine floraison de la jeunesse, après avoir donné l'illusion d'une restauration de Tempire, ce prince laissa des souvenirs dont Lampridius fit plus tard une moralité touchante.
Sans altérer la substance des faits, il emploie tous ses soins