Philostr., Vit. Soph., ii, 24, 25, 26 et
3. Philostr., /6/rf., ii, 20, 26 et 30. — Alexandre l'Aphrodisien ne vint peutêtre pas à Rome, mais il dédia à Sept.-Sévère et à Caracalla sou livre sur le destin et le libre arbitre.
Jeune \ et le poète Oppien % dont l'histoire, un peu arrangée sans doute, est racontée d'une manière si touchante par un vieil auteur inconnu. Certaines réminiscences rendent suspects plusieurs détails de son récit, mais rien n'empêche d'en garder l'essentiel. Il dit que Septime- Sévère, étant venu à Anazarbe en Cilicie, Agésilas, père d'Oppien, oublia ou négligea d'aller saluer le prince avec les principaux habitants de la ville. Il fut, pour cette inconvenance, relégué dans l'île de Mélita. Oppien, très jeune encore, suivit son père dans l'exil, c'est à Méhta qu'il écrivit ses poèmes. Sous le règne de Caracalla, Oppien vint à Rome, et osa se présenter à l'empereur, qui Taccueillit avec bonté, reçut la dédicace de ses poèmes, et lui accorda la grâce de son père, avec une pièce d'or pour chacun de ses vers. Mais Oppien, malgré tant de marques de faveur, se hâta de quitter la cour, et retourna dans sa ville natale, où il fut emporté par la peste, à l'âge de trente ans\
Si l'époque du premier Sévère et de Caracalla n'a produit d'autres écrivains notables que DionCassius et GaUien, l'activité littéraire, comme on vient d'en juger, y fut encore assez grande. Après le règne très court de Macrin, et les quatre années orgiaques d'Héliogobale, la cour reprit, avec Alexandre-Sévère, la tradition à peine interrompue de ses goûts élégants et distingués. De nouveau, la haute influence morale fut aux mains d'une femme. Mammœa, mère d'Alexandre, c'est tout l'esprit de Juha Domna ; on dit qu'elle voulut entendre Origène lui exposer ses idées. Alexandre tenait certainement de sa mère cet éclectisme étrange, plus sentimental que rationnel, qui lui faisait associer dans le même culte Orphée, Abraham, Jésus-