Lampnd., 1/jid., CS. Cf. 2G; A. Vid., Co's., 24; etc
Hermogène, Proculus, Celse, Modestinus, disciples de Papinien, tous professeurs de droit, et membres du grand conseil, Catilius Sévérus, parent d'Alexandre, Fabius Sabinus, appelé le Caton de son siècle, le sophiste Aspasius, compagnon ordinaire des voyages de l'empereur ' , Dion Cassius, quand ses grandes fonctions ne le retenaient pas loin de Rome, peut-être aussi Censorin*, et même le pieux et grave Élien de Préneste, bien qu'il fît profession de ne pas trop fréquenter la société des grands, et de ne rien attendre de leur libéralité \
Alexandre-Sévère avait pour les gens de lettres, avec beaucoup d'estime et d*affection, une sorte de crainte révérencieuse, les considérant comme des témoins plus écoutés que les autres des contemporains et de la postérité, et qui pouvaient faire grand tort à la renommée dos meilleurs princes, quand ils étaient mal informés. Fort de sa conscience et de ses bonnes intentions, il les pressait donc de venir au palais, de paraître à sa cour, de surveiller de près sa conduite, et les suppliait respectueusement de ne rien écrire de plus sur son compte que la vérité pure \
Certaines gens croyaient faire merveille, en lui apportant son panégyrique, dans les séances solennelles de récitation ; il se hâtait de décourager cette sottise par son indifférence, et avait même de la peine à leur cacher son mépris. Ce qu'il entendait lire le plus volontiers, c'étaient des
1. Philostrate (17/. Soph., ii, 33) ne nomme pas cet empereur; mais c'est probablement Alexandre-Sévère.
2. En l'an 238 de notre ère, il dédia le De Die Nalali à son protecteur Cérelliiis [De Die Nat., 18 et 19).