‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 238 sur 345 · De Nat. Aîwh., Epil · texte numérisé non relu

De Nat. Aîwh., Epil

4. Lamprid., Al. Scv., 3 et 3.'j. Parmi les bioi^raphes d'Alexandre, Lampridius nomme expressément Aiiréliiis Philippus, Septimius, Emulpius, Aciiolius {Al. Scv., 3 et 48). — vElius Maunis, Marcdlinus, l'artliénianus, etc., ont écrit dans la première moitié du troisième siècle {Hist. Aug., passim). — Le principal historien de ce temps, Marins Maximus, p.irait être mort vers 22o-230. — Hérodien a vécu sous le rèi,Mie des empereurs dont il a raconté l'histoire (de Commode à (îordien HI), par conséquent sous le règne d'Alexandre; il remplit des fonctions «auprès du prince et de l'État ». (Voy. Hist. Rom., Prœf., et 1, 4.)

discours sérieux, déjà prononcés devant les tribunaux, et des pièces de vers à la gkâre d'Alexandre le Grand, ou des plus illustres citoyens de Rome. 11 aimait d'ailleurs à se mêler aux manifestations extérieures de la vie littéraire; il présidait aux jeux publics, et assistait assez régulièrement aux déclamations et aux lectures de l'Athénée'.

Alexandre semble avoir apporté, dans l'organisation de renseignement public, quelques innovations. Non seule- . ment, connue ses prédécesseurs, il attribua un traitement * aux professeurs de rhétorique, de grammaire, de médecine % mais encore il institua des bourses d'étude, qui permettaient l'accès des cours aux enfants pauvres, pourvu qu'ils fussent de naissance libre. Enfin, il organisa peutêtre l'assistance judiciaire pratique; il encourageait du moins, par ses libéralités, les avocats de province qu'on lui signalait pour leur désintéressement.

Nous ne suivrons pas plus loin l'histoire de la littérature jusqu'au milieu du quatrième siècle. 11 est probable que Cordien III et Gallien, dont l'un était d'une faniille connue pour sa culture élevée, l'autre poète et orateur, ont encouragé les lettres; mais nous ne savons presque rien de ces règnes obscurs. La lin du siècle fut désastreuse. Au milieu des invasions, des guerres malheureuses, des révoltes, des épidémies, les empereurs, souvent d'ailleurs d'origine étrangère, ou nés dans les provinces à demi barbares de l'empire, ne pensaient guère aux écrivains.

L'avènement de Dioclétien, en 284, ramena la stabilité dans le pouvoir, l'ordre dans l'administration, et la sécurité sur les frontières. Mais le déclin profond de la langue rendait impossible une restauration littéraire sérieuse et durable. On vit naître cependant, surtout dans les écoles gauloises% un genre presque nouveau, une éloquence fri-

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