Suét., Orl
2. Suét. I>.sy>., IS. Cf. S. Jér.. Chr./adann. 88 (an. J.-C ). d. Ouiiililien Oit le seul .unuu de ces rhéteurs.
une renommée retentissante. Leur école était un honneur pour la ville, et à ce titre encouragée par un acte bienveillant du pouvoir; on payait quelques rhéteurs, comme on payait des poètes ou des historiens; mais il nV avait pas encore là, c'est du moins notre opinion, un système arrêté, une mesure d'ordre général, une véritable institution. Cependant on commençait à reconnaître que les professeurs rendaient des services en quelque sorte publics, car Vespasien les exempta de l'obhgation d'héberger chez eux des soldats \ C'est le premier exemple d'une immunité, en faveur de l'enseignement, que nous connaissions dans la législation romaine.
L'organisation sérieuse d'un enseignement d'État, en concurrence de l'enseignement libre^ fut l'œuvre particulière d'IIadrienetd'Antonin. On sait la place immense que les professeurs ont tenue dans la société du second siècle, et à quel point ils se sont alors emparés de l'attention publique ^ Par la force des choses, le pouvoir fut amené à s'occuper enhn de ces personnages considérables, pleins de leur importance, qui donnaient le ton à leur siècle' et ne se laissaient pas facilement oublier. Hadrien était d'ailleurs l'homme du monde le mieux fait pour comprendre leurs prétentions. Entouré partout de philosophes, de sophistes grecs, de rhéteurs latins, de grammairiens, pédagogue lui-même par tempérament, sinon par profession, mêlé au monde scolaire, visitant les maîtres dans ses voyages, croyant parfaitement sVntendre à tout ce qu'ils enseignaient, avec cela réglementateur par goût de domination, voilà bien le prince qui devait codifier laction de l'Etat sur l'école ■\
11 reste cependant peu de chose, au recueil authentique du droit romain, des constitutions d'Hadrien sur l'instruction