A.-Gell. et Suet., loc. eit.; Dial. Oraf., 3.j
2. Cicéron lui prête du moins cette justitication. \De Oral., m, 24).
3. S. Jér., Chr., ad ann. 88 (Cf. ad ann. 81; ; Suét., Rhet., 2; Caes., 42.
3^^ Li:s GENS DE LETTRES
pendancc. Les empereurs continiièrcnt à laisser faire, à ne pas se mêler (les choses de renseignement, si ce n'est par mesure de police, dans des cas exceptionnels. Auguste luimême, dont le nom est inséparable du ma.^nifique mouvement littéraire de son rèi>ne, ne crut pas devoir, ou peutêtre ne crut pas pcKivoir étendre son patronage juscpraux écoles. Il paya largement les professeurs chargés d'instruire ses petits-lils, à quelques autres il donna des places de bibliothécaires, mais on ne V(»it pas qu'il ait rien fait pour rattacher en quoi que ce soit renseignement luimême à l'action gouvernementale. Toutefois, dans une grande disette, forcé d'exchire de Rome les étrangers pour quelque temps, Auguste excepta de cette mesure les médecins et les professeurs', lue faveur assez banale, et d'ailleurs toute temporaire, voilà ce qu'on connaît de la politique de cet empereur relativement à l'instruction publique.
L'enseignement, longtemps encore, vécut par les seules ressources de l'initiative privée; elle n'était protégée, comme une autre industrie, que par les lois sur le travail et sur l'organisation des cullètics de tout genre. Knfin, sous les Flaviens, l'Etat entra ofiiciellement dans l'école; encore cette nouveauté eut-elle d'abord peu d'importance. « Le premier dc's empereurs, dit Suétone, Vespasien attribua sur le lise, à des rhéteurs grecs et latins, un traitement annuel, qui fut de cent mille sesterces ^ » On ne ht donc rien pour les grammairiens, les professeurs par excellence, puisque toute la jeunesse passait par leurs mains. Les philosophes étaient chassés; desyVy/.v iloctorcs, ii n'était pas question ; encore moins des maîtres de sciences. Mais, de plus, l'élévation même du traitement nous fait croire ({u'il s'agissait seulement d'ime faveur extraordinaire, octroyée par Vespasien à outrés petit nombre de rhéteurs célèbres ', qui enseignaient à Uonie, et avaient su donner à leurs leçons