‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 271 sur 345 · L. XXVII, T. î. G · texte numérisé non relu

L. XXVII, T. î. G

4. Voy. surtout, sur ces divers honneurs, un curieux passage de Philostrate, Soph., II, 2i), Hcrmocr.

bablement cette mesure restrictive à d'autres professeurs : <( On ne doit pas, disait-il, être affranchi des charges qui pèsent sur les autres citoyens, surtout pour de misérables discours'. »

L'exemption des fonctions onéreuses^ qui, en fin de compte, retombaient sur la communauté, ne pouvait pas être accordée aux premiers maîtres venus; il fallait nécessairement restreindre le nombre des privilégiés. Antonin, dont le rôle paraît avoir été de donner une forme définitive aux fondations scolaires d'Hadrien, s'arrêta aux règles suivantes. Les métropoles auraient cinq rhéteurs et cinq grammairiens reconnus; les villes dotées d'un tribunal auraient huit professeurs, les autres six seulement; on pouvait rester au-dessous de ce nombre, mais on ne pouvait le dépasser sans l'autorisation du sénat. Quant aux philosophes, Antonin ne déterminait rien, et cela pour des raisons assez remarquables : les vrais philosophes, dignes d'être exemptés comme tels des charges publiques^ sont rares ; l'empereur espère qu'il se trouvera des gens riches et zélés pour s'occuper d'eux. Les philosophes sont d'ailleurs désintéressés et peu exigeants; s'ils venaient à parler euxmêmes de leurs besoins, alors il deviendrait évident qu'ils ont usurpé un nom honorable'. C'est pour ce motif que les jurisconsultes refusent aux philosophes, même aux philosophes enseignants, le titre de professeurs, parce que, en vertu même de leur état, ils méprisent ou doivent mépriser tout salaire, tout bénéfice, tout avantage matériel attaché à leur emploie

Les successeurs d'Antonin, et en particulier Marc-Aurèle. Commode, Septime-Sévère \ ne semblent pas avoir modifié d'une manière appréciable le travail législatif

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