Pliilostr., I/jid., ii
2. Dig., L. XXVII, T. i, 6, § 2 et § 7. Cf. Capit., Aîit. Pitis, H.
3. Dir/., L. L, T. XIII, 1, § 2. CS. T. v, 8, § 4; Cod. Jiist., L. x, T. ui, 8.
4. D/V/., L. XXVII, T. I, G, § 8-11. Cf. Cod. Just., L. x, T. u\, 2. - Voy. aussi Philostr., Soph., \i, passim.
d'Hadrien et d'Antoniii. Alexandre-Sévère créa des bourses d'études pour les étudiants d*une fortune médiocre *. Après le règne des Gordiens",» s'étend une longue période de silence, pendant laquelle le Digeste ne nous apprend plus rien touchant la législation des écoles et l'état des professeurs, probablement parce que les lois scolaires du troisième siècle, n'ajoutant aucun article essentiel aux précédentes, n'ont pas été conservées.
Le quatrième siècle a souvent légiféré sur les écoles. Il paraît que, dans les désordres qui accompagnaient naturellement la décomposition politique de l'empire, et dans le relâchement général de la discipline sociale, les privilèges des professeurs avaient été peu respectés ; et en effet ces immunités, qui devenaient des charges pour les autres citoyens, devaient rendre les maîtres odieux. Leurs traitements n'étaient pas payés ; ils étaient eux-mêmes quelquefois maltraités. Constantin, par un acte solennel de l'an 32 J , mit expressément les professeurs et leurs biens sous la sauvegarde impériale, fit rendre leurs traitements retenus, donna ordre aux magistrats de poursuivre avec sévérité toute atteinte à leurs droits, et de frapper leurs insulteurs d'une amende énorme \
Il confirmait en même temps les immunités réelles et personnelles des professeurs. Mais ce fut l'objetparticulier d'une ordonnance, datée de l'an 333, dont nous donnons la traduction, parce qu'elle résume et fortiiie toutes les lois du même genre : « Conlirmant les privilèges des divins empereurs nos prédécesseurs, nous ordonnons que les médecins, les professeurs de lettres, et même leurs femmes et leurs enfants, soient exempts de toute fonction onéreuse, de toute charge publique, qu'on ne puisse les enrôler pour la milice, et les obliger à recevoir des soldats ou à remplir un emploi malgré eux, et cela afin qu'ils forment plus facile-