‹ Les gens de lettres et leurs protecteurs à Rome [microform]Chapitre 328 sur 345 · Voy., par exemple, Siiêl.. Dum · texte numérisé non relu

Voy., par exemple, Siiêl.. Dum

o. Lampiid., lôirl., lu. Cf. 3 et 13; Hérod.. i, 4G.

eut à Home de tout temps, prêts à risquer leur vie pour faire une épigramme.

Septime-Sévère fut un bon empereur, et cependant son administration fut rigoureuse; il n'était pas dur par méchanceté, par esprit de persécution, mais par tempérament; c'est, je crois, un exemple unique dans l'histoire des empereurs \ Alexandre-Sévère, au contraire, exerça l'autorité avec une indulgence débonnaire, qui rappela celle de Marc-Aurèle, et cà laquelle on reprocha aussi d'énerver l'autorité'.

11 est difficile de pousser plus loin l'histoire de la hberté littéraire sous l'empire. Les informations sur ce sujet deviennent si rares, si confuses, émanent d^ailleurs de sources si peu sûres, qu'on ne peut sérieusement apprécier la politique des princes du troisième et du quatrième siècle envers l'opposition des gens de lettres. Cette opposition même, elle a dû exister, mais nous ne la connaissons pas, si ce n'est par un très petit nombre d'épigrammes et d'allusions théâtrales que les pauvres historiens de cette époque ont insérées dans leurs compilations.

1. Eiitrop., VIII, 10 : « Saiert/s natura sœvus^^\ Hérod., m. 26: Spart., Sept. Sev., 12 sqq.; D. Cass., lxxv, 8. — l»aruii les victimes de Caracalla, 1». Cassius (lxxvii, 5) cite Priscus Thraséas, « homme de naissance et de savoir»; il appartenait probablement à la même Camille qne l'illustre Thraséas, mis à mort par .Xéron.

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