OKNS DB PA^I
lîne jourAée de plaisir (Jans ronanibç^ ^e ^ain|- Cloud.
Hélas ! non, celles qui portent des châles bruns n'ont pas de journée^ de plaisir.
Pauvres chères créatures, disgraciées ou honnir tes, quand elle^ vont à Saji^î-Clpud ou à Vinççnnes, ce n'est pas dans les bois!
Voulez-vous la sjiyoir au juste^ rhistpirçpjyrante 4e ce f^MYTe ç^|tl§ de inérinps ^run^
Il appartient aune fepiipe pauvre.
— Pourquoi? demandez -vous d'un air ipalin. Qu'en savez-vous?
Je le sais.
Ce châle n'a pas toujours été brun.
On n'achète pas des châles bruns.
On ne vend pas de châles bruns.
Autrefois celui-ci étjaât gris. Gfis avec une jfraagè jgrise.
Dn jour il est devenu brun, grâce à la çiisère et au teinturier.
La femme qui le portait i [ét^ chjercher au ca^a-
ret son mari, qui buvait et jouait le paia de la maison.
Le mari est venu.
Mais dans la rue solitaire il y a eu une explication.
— Je ne veux pas être blagué par les camarades , a dit rhomme.
— Pense que nous n'aurons pas de pain-; ce n'est pas pour moi que je dis cela, j'y suis habituée; c'est pour le petit, a répondu la femme.
— Je pense ce que je veux. Ce n'est pas moi qui me laisserai mener par une femme.
— Qui songe à te mener?
— Et la preuve, c'est que je m'en retourne.
— Non, tu ne partiras pas.
Vous devinez le reste.
La femme a perdu son châle.
Par suite du système de compensations, elle a trouvé des coups.
Elle a eu faim pendant huit grands jours. Le propriétaire lui a donné congé. Non qu'il
soit aussi mauvais qu'on le prétend, le propriétaire, non, mais son portier lui a dit :
— Puh I la femme ne vaut pas mieux que le mari. Ça va au cabaret. Ça se cogne. Pas plus tard qu'il y a huit jours elle est rentrée sans son châle.
0 bonnes gens qui avez trouvé ce châle brun, si la fortune vous a favorisé, si Dieu vous a donné un bon cœur; quand cette pauvre femme viendra réclamer son triste couvre-misère, forcez-la d'accepter une récompense honnête.
Du reste, je remarque sur la même liste :
Une dame qui a perdu une robe noire;
Une autre, un paletot gris;
Une autre, un châle de laine à effilés ;
Une autre, un manteau de drap.
Bizarre! bizarre!
Gomment font les femmes pour perdre tant de choses?
Après tout, pourquoi s'en plaindre? il n'y a qu'avec ceux qui perdent qu'on a toujours quelque chose • à gagner.
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S'il est des gens tu^ri^u)^ de r^trpuypr pe qu'ils oot perdu, d'autres sont ^olésf et ipp pajSMraieAt bien du renseignement.
Ils nuudissfiot radm}ni3tratioii ti)tél»|re qui pre^d soin de recueillir la chose égarée.
Ils n^audisfient la feuille obligeant^ qui les iu&)nue.
II9 m^ndissent le déposi^irç trop (ic^ëlp et Tapr pelleat « imbiécile. »
TT- p'où vieps-tuî demande uu mari ^ ^ fiçwipe.
— Je viens de la messe, doupî répond la dame.
— A trois heures?
— D'abord, il n'est p9i3 trois heures,
— Pardon.
— Moins dix.
— Moins dix, soit, Tu es partie à QPze heures,
— La messe a fini à deux heures.
— Trois quarts d'heure pour venir de Notre-Dame de Lorette à la rueOUivier, c'est raide!
— Je yais te dire : c'est que j'ai perdu mon livre de messe,
— Eh bien?
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,^ m biep, je l>i.chçrcJï^,40»»' W 9'»i»epas à perdrçsps, adirés.
— L'as-tu retrpuY.é^jjjpoÎps?
— Si je l'avais retrouva, jg n^ ?çyw§ p3§ ep re-
— C'est iu^te,
-T- Çne je sp j? dppç jcopîrwée l
— B^tb ' lîiÇ yas-tu piWf l« ,(Jé?Qlçy ppur uij ^vre de pjflij frwpç?
— Ce n'est pas pour les cept spus^ ipaîs QP p'aîipe pas à pe^rp ce qp'Qp jj, jjppc !
Huit jour? après, Je ip^ri dij, à sa femme :
— Je vais acheter la Patrie.
Pourquoi faire?
— Je veux voir aux objets trouvés si ton Jivre n'y pst pas.
— J'en ai fait mon (ieuil.
— Jenedispas, njaî^..,
TT- Up liyre dp cent sous, ça n'en vaut pas la peine.
-^ Jiep?, pQfliBjppjs, c'esjt çenj gops,
— Marie, dit monsieur, allez acheter la Patrie, La dame lance à la bonne un regard qui augmentera tous ses poulets de vingt sous.
La domestique revient.
— J'ai demandé la Patrie, il n'y en avait plus; j'ai apporté le Tintamarre à monsieur.
— Ce n'est pas la même chose, dit le monsieur; cette fille est étonnante. Allez changer ce journal.
— Du tout, dit la dame, il est bien plus amusant que la Patine, je pense.
En rentrant dîner, le mari dit à sa moitié : —Tu ne sais pas une drôle de chose?
— Non.
— J'ai lu la Patrie.
— Ahl
— Oui, je crois que j'ai retrouvé ton livre ; il y a : a Dn paroissien et son étui trouvés dans une voiture aux environs du Luxembourg. »
— Quelle bôtise! j'ai perdu le mien à Notre-Dame de Lorette.
— Tiens, c'est juste, je n'y pensais plus. Après ça,
OQ te Ta peut-être pris, et le voleur l'aura peut-être perdu à son tour.
— Que tu es ennuyeux! Tu soupçonnes tout le monde, toi ; tu soupçonnerais l'univers entiers si tu osais.
Suite de la liste des objets trouvés le 18 courant :
« Un porte-monnaie contenant 182 francs.
Un monsieur qui a 182 francs sur lui n'est pas malheureux.
« Un porte-monnaie contenant trois francs soixante-quinze centimes. »
Pauvre garçon 1 II y a des clercs d'huissier qui ne dînent pas tous les jours.
a Une broche en or avec améthiste, »
Une améthiste, quelle horreur 1 C'est bien fait, • épicièrel
« Un porte-salière en argent. »
Tant mieux! voilà un domestique réhabilité.
« Un bouton de manchette en diamant. »
Encore une leçon. Une autre fois, madame, faites des adieux plus modérés.
Un billet de banque. »
(Réflexion du lecteur). Si je l'avais trouvé et que j'eusse appris qu'il appartenait à un pauvre garçon de recette, je l'aurais rendu. Mais si l'on était venu me dire, il est au bureau de Rothschild, ma foi...
a Une montre d'argent. »
Brave Dumanet, doit-il être content!
« Un lorgnon en or. p
Perdre son lorgnon , c'est prouver qu'on en a besoin.
Voici ce qu'on trouve sur la voie publique, dans les omnibus et dans les voitures.
Un autre jour je dirai ce qu'on pourrait y trouver.