CÉS.V
De mauvais mariages?... on ne voit que ça... raison de plus pour eu faire un boni... Ainsi, c’est convenu, Bergerin épouse Placide, Louis, Marion... et moi... Lucie! Qu’est-ce que tu dis de cette idée-là ?
MARTEAU, stiipéfalt.
Je dis... (a Bergerin et à Tufüer.) Ma parole! il est superbe!...
CÉSAR
D’abord, je suis superbe..... voilà un avantage et puis je
l’aime, moi, cette enfant-là, c’est une idée à moi... une vieille idée... Elle le sait, elle ne dit pas non... c’est oui... donc, c’est fait!
MARTEAU, à Bergerin et à Tuffier.
Ah çàl... mais je ne sais plus si je rêve? Comment, voilà un drôle que j’ai chassé de chez moi, et qui revient effrontément... et qui marie Pierre, et qui marie Paul... Non, mais regardezmoi cela, je vous en prie!... c’est trop drôle!... Ab! tu veux faire la loi chez moi?... Eh bien ! ce mariage lie sc serai! peut-être pas fait; car, après tout, et en y relléchissant, il no m’allait pas positivement, celui-là...
Hein?
MARTEAU
Mais il i^pousera... maintcriant, je le veux! ne fùl-ce que pour que lu eu crèves de dépit !
CÉSAR
Alors, vous marierez votre lille par entêtement?
MARTEAU
Par entêtement, soit; mais je la marierai. Tu verras alors si je suis le maître chez moi. Et quant à tes beaux projets sur I.ucie... (FrappjDi «ur l’epauie de Tufricr.) Laissez-moi l’iiumilier... je vais l'humilier...
(Même jnu «or l’cpaule de«c>scrin, qui, l'éionl eoilormi, «c lève cl va ac rasseoir «ur la cliaUe derrière la table.)
CÉSAR
Ah l voyons un peu ce que ça va faire. *
(11 s'assicü à droite.}
MAUTEAU.
Ah! méchant garnemcnll lu parles de te marier I
Mais oui...
CÉSAR. '
MARTEAU
As-tu un métier, seulement... as-tu un état... Que fais-tu?
CÉSAR
De la philosophie, mon oncle.
MARTEAU
BERGERIN
De la philosophie l
CÉSAR
Mais oui !
MARTEAU
Où ça?
CÉSAR
En plein air.
MARTEAU
Et cela te fait vivre?
CÉSAR
Oh! non.
BERCERIK.
Alors, de quoi vit-il ?
MARTEAU
Oui, de quoi vis-tu?
* Tib rce, Louis, Turiier, Marteau, Be'^gcrin, César,