SCÈNE PREMIÈRE
MAllTEAU, LUCIE, MARION, PLACIDE.
(Lucie fjit (les gammes au piano; Marion, à dioilc, rcmonle la pendule qui est sur la cheminée; Marteau, au milieu de 11 scène, assis 'lans un grand fauteuil et les pieds sm un tahourcl, est envclo|ipé de chaînes clectro-médicales qui rempÈchciit de hoitgcr : la l>cnilulc sonne successivement neuf heures, neuf heures et demie, dix heures, dix heures cl demie, onze heures, etc.; riacidc au fond iiclloie dans l'antichambre.)
MARTE.au, après uu moment de sücucc, avec co’.crc.
Marion 1
Papal
MARION
(Elle continue à tourner i'uiguillo. )
MARTEAU, douccmeiil.
Non !... je ne veux pas niemcUrc en colère... avec ces chaînes èlcctro-magniHiques, les courants... le fluide... on ne sait pas ce qui peut arriver. (Avec beaucoup de düuceur.) Est-cc quc lu u’as pas bientôt fini, mon enfant cliérie?
MARION
Mais, papa, il faut bien la remettre à l’heure.
MARTEAU, de mciiic.
Si lu en sautais, ma mignonne...
MARION. '
Quelle idée, papa, elle sonnerait tout de travers... J’ai bientôt fini, je n’ai plus que onze heureset midi. (La pendule sounc onze heures.) 11 est midi et demi.
MARTEAU, à hii'mimc.
Il y a des pendules qui s’arrangeraient de façon à n’avoir qu’un ou deux coups à sonner... mais celle-lci, je crois qu’elle le Jait exprès, ma parole d’honneur j il faut que tout le cadran y passe.
MARION, sonnant la demie.
Allons! papa, courage! il n’y en a plus que douze.