‹ Les gens nerveux comedie en trois actesChapitre 30 sur 87 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MAllTEAU, LUCIE, MARION, PLACIDE.

(Lucie fjit (les gammes au piano; Marion, à dioilc, rcmonle la pendule qui est sur la cheminée; Marteau, au milieu de 11 scène, assis 'lans un grand fauteuil et les pieds sm un tahourcl, est envclo|ipé de chaînes clectro-médicales qui rempÈchciit de hoitgcr : la l>cnilulc sonne successivement neuf heures, neuf heures et demie, dix heures, dix heures cl demie, onze heures, etc.; riacidc au fond iiclloie dans l'antichambre.)

MARTE.au, après uu moment de sücucc, avec co’.crc.

Marion 1

Papal

MARION

(Elle continue à tourner i'uiguillo. )

MARTEAU, douccmeiil.

Non !... je ne veux pas niemcUrc en colère... avec ces chaînes èlcctro-magniHiques, les courants... le fluide... on ne sait pas ce qui peut arriver. (Avec beaucoup de düuceur.) Est-cc quc lu u’as pas bientôt fini, mon enfant cliérie?

MARION

Mais, papa, il faut bien la remettre à l’heure.

MARTEAU, de mciiic.

Si lu en sautais, ma mignonne...

MARION. '

Quelle idée, papa, elle sonnerait tout de travers... J’ai bientôt fini, je n’ai plus que onze heureset midi. (La pendule sounc onze heures.) 11 est midi et demi.

MARTEAU, à hii'mimc.

Il y a des pendules qui s’arrangeraient de façon à n’avoir qu’un ou deux coups à sonner... mais celle-lci, je crois qu’elle le Jait exprès, ma parole d’honneur j il faut que tout le cadran y passe.

MARION, sonnant la demie.

Allons! papa, courage! il n’y en a plus que douze.

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