ACTE II, SCÈNE I
mautf.au.
Non... on n’inlaginc pas ce que ces petils meubles-là invententpour vous laquiner!... Ainsi, quand je pense à la remonter, je suis sûr de trouver une aiguille sur l’un des trous... elle sait que cela m’agace, elle n’y manque pas! (r.i pendule sonne tes dotizo coups.) Ventre d’un petit poisson! c’est à devenir fou!... Lucie!
LUCIE, sans interromp'C scs ga:nmrs.
Papa!
MARTEAU, à lui-même.
Je ne veux pourtant pas me mettre en colère! (Doucement. Lucie, mou enfant... est-ce que c’est bien nécessaire ce que tu fais là?
* LUCIE
Mes gammes ?
'MARTEAU
Oui...
LUCIE
Mais dame, papa, il faut bien que j’étudie.
MARTEAU
C’est positif... il faut qu’elle étudie... je le ferai transporter dans le jardin... ce piano...
LUCIE
C’est cela qui l’accordera?
MARION
Ah ! oui !
MARTEAU
Ah! à propos de jardin, appelle Placide!... pendant que j’y pense...
(STarion va à b p'rîc du fond appeler PUcid ,)
LUCIE, qiiiUani le pbno*
Qu’est-ccquc c’est donc cela, papa, que tu t’es mis autour du corps? ,
MARTEAU, avec ellioi.
N’y touche pas!
LUCIE
Ça mord?
(Marion cl Placide r -d sccudi iit.)
MARTEAU
C’est électrique!...
TOUTES LES TROIS, écouUnt. '
Électrique?
MARTEAU
Comme la foudre!... la foudre m’étreint de ses bras puissants... aussi, tu vois, je n’ose pas bouger; la moindre étincelle...
PLACIDE
Envoil;\ encore une invention de se planter ça autour du corps, comme un paratonnerre !
MARTEAU
C’est pour rétablir la circulation nerveuse, ignorante; c’est de l’électricité.
PLACIDE, do même. •
L’électricité ! je connais ça aussi bien que vous... C’est un télégraphe, quoi, que le petit de la poste vous aura apporté... car c’est avec cela qu’ils envoient leurs lettres maintenant, que les’ trois quarts se perdent en route.
* MARTEAU
Ah! quel malheur! riion Dieu!... Avez-vous fini.,.' et voulezvous me faire le plaisir de m’écouter?
PLACIDE
Eh bien ! quoi, qu’est-ce qu’il y a encore?
MARTEAU
Il y a que si mon neveu César se présente...
PLACIDE
Eh bien! je le ferai entrer... quoi...
MARTEAU, criaiil.
Vous lui fermerez la porte au nez, entendez-vous !
PLACIDE
Mais jamais de la vie ! Pourquoi donc que je lui fermerais la porte au nez, à ce jeune homme, qui a toujours été poli avec moi ?
MARTEAU
Parce qu’il ne l’est pas avec moi...
PLACIDE
Ah ! je n’entre pas dans ces cancans-là... moi... c’est pas mon affaire. Débrouillez-vous avec lui, ça ne me regarde pas I
* Lucie, MarloD, Marteau, PLcide. ' ‘ >