SCÈNE III
LOUIS, seul, le suivant des yoii».
Qu’est-ce que c’est encore que ce nigaud-là?... Le voilà-t-il
qui court!... (Reprenant ton chapeau, avec rc'nexion.) Ah! tiens, je Vais faire comme lui, moi... je m’en vais, (ii «ort et rcm.e vivement la ponc,
puis rouvre un battant tout doucement, et rentre sur un ientimenl tout difTérent.)
Eh bien, oui ! mais au fait... et Marion !... Ma chère petite Marion que je ne verrais pas encore aujourd’hui!... quand voilà huit jours déjà que je n’ai pressé ses petites mains!... (Envoyant des baisers vers la salle à manger.) OII ! jo t’aiiue, Mai’ion!... je n’aime que toi!... Tu es mon bonheur, ma joie... ma gaieté. (Revenant au premier
ton et redescendant la scène.) Ah! OUi, va ! clIc CSt joIie! ta gaicté...
— Je cours depuis trois jours... je ne dors plus... je ne mange plus... je ne vis plus!... Trois billets à ordre, et pas d’argent... et dame! je n’ai pas de temps à perdre pour en trouver. Aussi, je suis encore joliment bêle d’élre venu ici pour cette petite fille qui ne devine pas que je suis là, qdi ne reconnaît seulement pas mon coup de sonnette!... — C’est déjà femme!... De la coquetterie!... On se fait altendrc... — Tiens! je compte jusqu’à cent!... — Si elle n’est pas venue à lacenlaine, je pars... — Cela t’apprendra, petit serpent !
[il se jcitc sur la causeuse, le dos lourné à la salle à manger, se mel è compter tout haiU eu frappant avec sa canne sur le bras du meuble.)