MADAME TUFFIER, LUCIE, MARION
Ce n'est pas la même chose !
BERGERIN, à part.
Là !... trois femmes! tire-toi de là !...
MARION
Les odeurs énervent tout de suite.
LUCIE
Cela porte à la tête !...
MARION
Surtout la pommade ! comme ce monsieur d'hier, (avec intention, , son père.) monsieur Tiburce, avec qui j'ai dansé cet hiver. Ah! Dieu ! sent-il assez la vanille... Heu !
TOUTES
Heu!...
* Bergerln debout, Marteau astis ,Marion,H»daaae Tuffir et Lucie assises, Tul£er debo\^
MARTEAU, île même.
Ça, c'est vrai, mais il m'a promis de n'en plus mettre...
PLACIDE, entiée sans être vue et ramassant un cahier de musique sur le piano.
Ah ! le fait est que le salon empestait ce matin... que j'ai été obligée d'ouvrir toutes les fenêtres...
TUFFIER
A l'autre !...
BERGERIN
Et de quatre !
MARTEAU, se levant.
Vous voilà encore, vous ?
PLACIDE
Tiens, maintenant que vous n'avez plus votre tonnerre...
(Elle prend les pincettes des mains de Bergerie.) MARTEAU.
Je ne vous ai pas chassée, dites?
PLACIDE
Ah ! bien, voilà vingt ans que vous me chassez tous les matins, est-ce que je m'en suis allée pour ça?
MARTEAU, à Tuffier et Bergerin.
Eh bien! comment la trouvez- vous?
PLACIDE
Ah! quel malheur, mon Dieu!... comme si je ne savais pas mieux que vous ce qu'il vous faut!... Trouvez-la donc, ma pareille...
MARTEAU
Ah! non...
PLACIDE
Le plus souvent que je vous quitterais... non! non! où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute!
MARTEAU, furieux.
Eh bien! broute!... mais tais-toi!
PLACIDE
Parce que je refuse de fermer la porte à monsieur César !...
MADAME TUFFIER, qui depuis un instant est déjà à cent lieues de la conversation, entend le dernier mot et dit :
César, est-ce qu'il est revenu ?
*Bergcrin, Placide, Marteau, Marion, Madame Tuffier, Lucie, Tuffi«r