Conséquences pour l'accouchement
Comme nous l'avons vu, celui-ci présentera souvent des difficultés : travail long et pénible par excès de volume du fœtus qu'il ne sera pas toujours possible d'extraire au forceps et que l’on devra parfois sacrifier lorsque le travail sera en train depuis trop ‘ongtemps pour qu'on puisse avoir recours à la césarienne. Parfois, le travail traînera en longueur par suite d’un manque de contractilité de l'utérus hypo-excitable, condition qui a été incriminée aussi comme cause de prolongation de la grossesse. Les interventions que l’on devra souvent pratiquer accroîtront également les risques de l'accouchement, principalement par suite du danger d'infection qu'elles représentent. Enfin, même si l'expulsion à été normale, il peut se produire des incidents au moment de la délivrance par adhérence du placenta, d’après Ballantyne.
Nous avons relevé en effet 45 cas où le travail fut long et pénible, durant, dans certains cas, jusqu'à 75 heures, suivi 24 fois d'hémorragies de la délivrance. On fut obligé de pratiquer 26 forceps, 3 versions, 3 craniotomies, 3 épisotomies, 9 délivrances artificielles, 9 curages digitaux. Nous avons vu au chapitre précédent que nous avons pu noter 5 rétentions cotylédonaires. Nous avons relevé en outre une rétention totale du placenta et des membranes. Nous avons noté également le moment de la rupture des membranes que l’on a signalée comme se rompant souvent prématurément dans les cas de grossesses prolongées. Nous avons trouvé 33 ruptures prématurées et 8 précoces — 43 fois [a rupture dut être pratiquée artificiellement.