oo
ii.5oo
Soit
Métal. Solera.
Menu.
delachu'ge.
On commence la charge par la porte de chargement latérale, qu'on mure à mesure que le lit de minerai s'élève; on l'achève par l'ouverture supérieure, que l'on ferme également, quand le four est rempli, avec une pâte formée de cendres et d'eau ; la même pâte sert à luter les joints des aludels, et les portes de chargement par où pourraient s'échapper les vapeurs mercurielles.
Lorsque le four est ainsi préparé, on allume le feu dans le foyer, on le continue pendant 8 à 10 heures; lacon-
mNE$ ET {fSINBS D'aLMADEN. 79
sommation de combustible, pendant ce temps, est de âSâO à 2%5o de bois. ' .
Après dix heures de feu, commence la période de cal-* eination spontanée, dite de brasa (braise) , par opposition à la première, qui s'appelle période de llama (flamme). Elle dure de 4& ^ 46 heures. Pendant ce temps le grillage du minerai continue, et la température se maintient grâce à là combustion du soufre du minerai.
Alors commence la période de refroidissement du four ; on ouvre l'ouverture de chargement et la porte du foyer, on nettoie celui-ci, et l'on enlève les cendres ; les ouvriers entrent ensuite dans le foyer et déchargent les résidus de calcination, puis recommene&nt immédiatement à charger ; ces deux dernières opérations ne prennent pas plus de 2 heures.
L'ensemble d'une calcination porte le nom de cochura (fournée); chaque cochura dure trois jours, ainsi répartis
Chargement i heure.
!• période, feu 8 à lo heures.
2*, calcination U5 k U^
S», refroidissement i8
72 heures.
Les résidus de la calcination portent le nom impropre de scories. On les examine pour en séparer quelques morceaux mal calcinés ; le reste est chargé sur des charrettes à mules et conduit au dépôt des scories, derrière l'enceinte de l'usine.
Tous les quinze jours, après cinq opérations par cônsé^ queht, on lève lés aludels du premier demi-plan, pour en détacher Tépaisse couche de poussière mercurielle (hollines) qui les tapisse, ainsi que le mercure qui abonde dans la panse des allonges. Cette opération ne se pratique pour les aludels du deuxième demi-plan que tous les deux mois^ la quantité de mercure qui s'y condense est en effet peu consi-
8o MINES ET USINES D ALMADEN.
dérable. Les poussières ramassées dans ces nettoyages subissent une sorte de préparation mécanique sur un plan incliné ; on les agite avec de Feau, et Ton réussit ainsi à en séparer mécaniquement les gouttelettes de mercure qu'elles retiennent. Cette opération porte le nom assez singiUier de bâtir cabezas^ battre les têtes. Les résidus, formés de cendres souvent assez fortement imprégnées de mercure ou de sels mercuriels, sont employés à la préparation des briquettes.
2* Travail au four Hdria. — Le travail au four d'Idria ressemble beaucoup à celui au four de Bustamante; les proportions seules sont changées.
Chaque charge est de 28.760 kilog. environ, composée de:
met. cubes. kilog.
Métal 3,5o ou A.600... 16 7o j
Cbine 8,75 ... i3.ai»6... A6 7o ( delacharire
Solera 3,64 ... 5.175... 18 Vo ( "^^ ** '^''*^»®'
Briquettes de menu. A80 ... 5.750... 20 ^o )
La durée d'une opération est de six jours ; le premier sert au nettoyage et au chargement ; le deuxième à la combustion du bois dans le foyer; le troisième et îe quatrième à la calcination du minerai, sans feu extérieur; le cinquième au refroidissement, et le sixième à l'enlèvement des scories.
Trois de ces journées seulement exigent la présence d'ouvriers occupés: une pour la charge, qui dure 5 heures 5 une journée pour le feu, une troisième pour le déchargement. Les trois autres ne demandent presque aucune marnipulation : on n'a qu'à veiller à ce qu'il ne se produise pas de fuite, et à ouvrir les portes le cinquième jour. La nuit on abandonne entièrement' les fours à eux-mêmes, sans même, et c'est un tort, y laisser un surveillant.
La consommation de bois est de 4N2 à 4% 5 par opération.
Les poussières déposées dans les chambres se lavent dans les chambres mêmes; les résidus servent, comme
MINES ET USINES D'aLMADEN. 8i
ceux des fours de Bustamante, à la fabrication des briquettes de menu, et une partie au moins du mercure qu'ils contiennent est ainsi réutilisée.
Le mercure réuni au magasin est enfermé dans des bouteilles en fer forgé, bien connues, de o",3o de hauteur et ©""ïiS de diamètre, dont le goulot est disposé de manière à recevoir un bouchon à vis formant fermeture hermétique. Ces bouteilles, qui portent le nom de frascos, pèsent vides 5*^,5 à 6*^,5 et reçoivent chacune 34^,607 de mercure (trois arrobes ou 76 livres de Gastille). Le frasco vide coûte de 6',5o à 7 francs.
Cherchons maintenant à nous rendre compte des résultats obtenus par les deux appareils.
Dans la saison d'hiver 1875-76, du 12 octobre 1875 au 37 avril 1876, les dix groupes de deux fours Bustamanteont fonctionné, sans interruption, à raison d'une opération tous les trois jours : ils en ont fait ainsi le nombre total de 1 .Sac. La moyenne de la charge a été de 1 1.220 kilog. La moyenne du mercure produit 824^,716 par opération. Le rendement moyen du minerai 7,35 p. 100.
Le combustible s'achète à forfait, c'est-à-dire qu'un ouvrier entreprend le chauffage moyennant une somme fixe par charge. Le prix était en 1876 de 23 francs par opération, pour une consommation de 2*,2 à 2*,5. Les aludels sont fabriqués à l'usine par un entrepreneur qui les vend à raison de o',3o chacan; leur consommation ne représente d'ailleurs qu'un chiffre très-faible.
Les ouvriers travaillent en partie en régie, en partie à l'entreprise. La fabrication des aludels, les réparations des fours, l'extraction des scories se font à l'entreprise. Le chargement et le déchargement des fours, la calcination des minerais, le lutage des aludels et des portes, l'extraction des poussières, se font au contraire en régie.
Les frais de main-d'œuvre par opération peuvent s'évaluer de la manière suivante :
MmES ET C^IIES D'âLMàDEN.
Chargement
Entretien du feu
Lutage
Déchargement et nettoyage. .
joornies.
francs.
4fr.
u — Il fr.
A quoi il faudrait ajouter la main-d'œuvre pour le traitement des résidus. Cette dernière opération» le balido de cabezas produit par deux fours et par année de 55 o à 45 o kilog. de mercure : en moyenne par opération, elle donne 5^,i6 de mercure dans chaque four.
On peut donc estimer la dépense totale d'une opération de la manière suivante :
Main-d'œuvre pour les travaux en régie. i5 fr.
Main-d*œuvre à l'entreprise 5
Combustible. 25
Entretien et réparation 5
6ofr.
ou par tonne de minerai passé environ 4'i5o, et, par tonne de mercure produit, 6o francs de frais spéciaux, au four Bustamante.
1* Four d'Idria. — Voici les résultats précis de quatre opérations, pour lesquelles on a tenu note exacte de tous les produits et de toutes les dépenses (*) :
Charge
Heures de feu
Bois consume
Durée de l'opération. . ,
Mercure produit
a^^^i>. ) bien calcinée. .
Scorie ^ rgp^ssgr