COURS
Avant 1868, Toffre excédant, comme aujourd'hui, consi-
(*) On songe à New Alinaden à transformer sur place le mercura en vermillon ou mieux , à tirer directement le vermillon du fnineral de cinabre. — A Idria, en Autriche, on fabrique depuis longtemps du cinabre artificiel par voie sèche. Cette fabrication comprend : 1* )a préparation de Téthiops, mélange intime de soufre et de mercure; a" la transformation de Téthiops en cinabre, par sublimation dans des cornues en fonte; 5* la transformation du cinabre en vermillon, par une série de broyages et de raffinages, rendant de plus en plus fin et de plus en plus pur. Les produits de ces opérations sont : le cinabre en morceaux^ les vermillons rouge vif^ rouge foncé et chinois. Le déchet serait de o,35 p. 100 du mercure traité. L*usine dldria a fabriqué, en 1869, jusqu'à iAa^ood kilog. de cinabre arUAcIel, dont 119.12$ de vermillon.
dérablement la demande, les courd de mercjii^e^lènt bas à San Francisco. De 1868 à 1873, ils montèrent, les trois principales mines, New Almaden, New Idria et Redington, S^entendant pour limiter leurs productions respectives et faire les prix : le kilogramme de mercure valait 6',85 en 1868, et ioS86 en avril 1873. A partir de cette époque, toute entente cessa : alors commencèrent dans les cours une série de fluctuations , dont nous ne chercherons pas à analyser les caprices, mais dont nous retracerons les phases principales dans le tableau suivant :
knil 187}
Fin 4873
Noyembre 1874. .
Fin 1874
Fin 1876
Juillet 1876. . . .
Fto 1876
Avril 1877
Août 1877
Fin 1877.
lO^lekilog.
La hausse de 1876 résulte de la coïncidence entre la diminution de la production et l'accroissement de la consommation indigène. Les nombreuses mines ouvertes alors dans les Goast Ranges demandèrent un certain temps pour produire. Cependant la Chine, le Mexique, etc., ne trouvant plus de mercure disponible sur le marché de San Francisco, s'adressèrent à celui de Londres, et cela au moment même où la production de l'Almaden d'Espagne diminuât. Ainsi tout concourrait pour faire j monter les cours sur ces deux marchés, qui ont toujours réagi l'un sur l'autre. En novembre 1874» le kilogramme de mercure arrivait à valoir à San Francisco i8',86.
A une hausse exagérée succéda une haïsse inévitable. Puis la production s'accrut tellement, que, malgré la reprise de l'exportation, malgré le développement des industries qui s'alimentent de mercure, cette baisse continua.
48 GISEUÇIITS DÇ MERCURE
La dépression, et bientôt l'avilissement complet des cours fjurent précipités par les grandes quantités de mercures jetées sur le marché, à des prix extraordinairement bas, par la nouvelle mine de Sulphur Bank , dont le prix de revient est, dit-on, inférieur à2S3o.En juillet 1876, des ventes furent faites à San Francisco au prix inoui de ti^fiy. Depuis lors, malgré quelques essais de hausse à la fin de 1876 et au milieu de 1877, la dépression des cours a persisté. Elle persistera tant que la production sera en excès évident sur la consommation , ou ^ puisque la consommation indigène et étrangère ne semble pas devoir augmenter, tant que la production ne sera pas restreinte. Plusieurs tentatives ont déjà été faites, sans succès jus qu'ici, pour établir une entente entre les principales mines, afin de limiter leurs productions respectives et de faire monter les cours, qui, malgré les progrès de la métallurgie américaine, ne sont généralement pas rémunérateurs aux chiffres actuels.
Paris, jantitr 1078.
GISEIIEIITS DE MERGUBE