‹ Les gisements de mercure de Californie;Chapitre 6 sur 41 · IV. Mines ABARDomiiéES · texte numérisé non relu

IV. Mines ABARDomiiéES

Avant d'achever cette étude, il convient de dire quelques mots sur les autres gisements de mercure, voisins de celui d'Almaden, et aujourd'hui abandonnés.

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Les principaux, et ceux dont l'exploitation a été le plus longtemps continuée, sont ceux d'Âlmadenejos et de Valdeazogues, à 12 et 1 5 kilomètres à TEst-Sud-Est d'Almaden. A la mine de la Goncepcion Yieja, située au bas d'Âlmadenejos, on a exploité deux gisements parallèles très-voisins sous les noms de El Rompimiento et Santa Teresa. Deux autres gisements, El Lineal et la Anquila, s'exploitaient encore en 1860 à la mine de la Goncepcion Nueva, à 1 kilomètre à rOuest d'Almadenejos ; vers cette époque, le produit devint si faible qu'on se décida à les abandonner en 1861. Deux gisements, San Fernando et las Esperanzas, à Yaldeazogues, eurent le même sort.

On exploitait, il y a deux ou trois siècles, à l'Ouest d* Almaden, sous le nom de los Fucares (*), des mines qui étaient arrivées, parait-il, à 4oo mètres de profondeur, et dont, à l'inverse de celles d'Almaden, la plus grande ricbesse se trouvait à l'Est. Plus loin enfin, vers l'Ouest, se trouvait une autre mine nommée San Julian. D'autre part, au Nord, on retira du cinabre des mines de Guadalpéral et de las Guevas, près de Gargantiel.

Mais tous ces gisements présentaient avec celui d'Almaden une différence capitale, bien que la nature du gîte fût la même. A la Goncepcion Nueva, les étages supérieurs donnèrent certaines années jusqu'à 56o tonnes de mercure, mais le minerai disparut presque entièrement à la profondeur de 5o mètres environ. Moins riche à la Goncepcion Vieja, le minerai y fut plus constant, mais cessa néainmoins à 35o mètres de profondeur. Il en a été de même à toutes les autres mines, à l'inverse de ce que Ton observe, au moins jusqu'ici, à Almaden.

Doit-on voir dans ces gisements le prolongement à l'Est et à r Ouest de ceux d'Almaden? Les couches cinabriques

(*) Du nom de banquiers allemands, les frères Fugger, à quiPexploitatioû de ces mines fat longtemps affermée.

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d' Almadenejos et Valdeazogues semblent, lorsqu'on cherche leurs prolongements vers TOuest, passer à 7 ou 8 kilomètres au Sud d'Almaden. Celles de las Gaevas, au contraire, passent à 6 kilomètres au Nord, On connaît bien, entre Âlmaden et Almadenejos, quelques traces de cinabre qui semblent établir entre les deux régions une sorte dé continuité; les mines de los Fucares seraient, vers l'Ouest, un nouveau jalon de la même ligne (PL IV, fig. 4)- On peut donc supposer que l'ensemble des gisements forme un grand système dirigé un peu plus vers le Sud que celui des couches; que les mines des Fucares, d' Almaden, d' Almadenejos indiquent des parties riches de ce système dans lesquelles la cassure suivrait momentanément la direction même des couches, avec toutes les inflexions que présente cette direction.

Nous avons essayé, dans les lignes qui précèdent, de décrire avec soin les filons d' Almaden, les roches qui les accompagnent, les terrains où ils sont encaissés; nous avons pu conclure de cette étude, sinon avec une entière certitude, du moins avec une grande probabilité, l'âge approximatif de ces gisements. Diverses questions restent douteuses ; il serait fort intéressant notamment d'arriver à reconstituer la nature des émanations qui ont produit 1q remplissage des filons, et à expliquer quels phénomènes ont pu enlever du quartzite pour le remplacer par du cinabre. Nous laissons à d'autres le soin de les éclaircir.

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