ROMANCE
Nos habiis dorés de la foire Sous qui nos haillons sont voilés Nous ont fait la menteuse histoire Que nous sommes enfants volés.
Oh! ne jetez pas sur nos âmes Des soupçons de crimes affreux.
Car nous valons mieux que les drames Que nous jouons, ô gens heureux.
Enfants, de vos si bonnes mères, Mères de vos bébés si beaux,
Nos fronts cachent d'autres misères, Nos chants bercent d'autres sanglots.
Il fait froid sous les mantes blanches Des pages qui dansaient tantôt Sous une bâche et sous des planches :
Une baraque est leur château.
Et lorsque notre voix fredonne Un air qui trompe notre faim, Un peu de gaîté qu'il vous donne C'est pour avoir un peu de pain.
ALFONSO
J'ai le cœur bien mal ù la joie. Mais je viendrai quand même à votre spectacle. Je verrai la « Nueva Atracciôn ». (// sort en distribuant de l'argent.)