‹ Les glaciers et les transformations de l'eauChapitre 43 sur 126 · GLACES ET BANQUISES ARCTIQUES · texte numérisé non relu

GLACES ET BANQUISES ARCTIQUES

glacier comme d’énormes rides. Ces protubérances vont en se courbant de plus en plus, à cause du mouvement plus rapide dont le centre est animé, et les dépressions qui existent entre elles forment des réceptacles où s’accumulent la boue légère et les débris apportés par les petits ruisseaux qui tombent des pentes voisines.

Les protubérances s’affaissent peu à peu sous l’action des rayons du soleil, de sorte qu’elles ont entièrement disparu, bien avant d’arriver à Trélaporte. Il n’en est pas de même des matières terreuses qu’elles ont recueillies : elles continuent à former des bandes transversales sur la surface plane du glacier. En outre, à Trélaporte, où la vallée se rétrécit, les bandes deviennent bien mieux accusées et prennent le caractère qu’elles conservent ensuite sur toute la Mer de Glace. D'autres glaciers à cascades présentent aussi des bandes de même nature.

Glaces et banquises des régions arctiques. — Nous voici maintenant équipés intellectuellement pour entreprendre une campagne sur un autre territoire. L’eau devient plus dense et plus difficile à congeler quand elle contient du sel en dissolution. L’eau de mer est donc plus dense que l’eau douce, et la mer du Groenland exige pour se congeler une température d’environ deux degrés plus basse que l’eau douce. Si on la concentre de manière à lui donner une densité de 1,1045, l’eau de mer exige pour se congeler une température de — 10, 18 centig. ».

Mais, même lorsque l’eau est saturée de sel, la force de cristallisation rejette soigneusement le sel, et se consacre tout entière à la congélation de l’eau. C’est pour cela que la glace de l’eau de mer, en fondant, donne de l’eau douce.

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