Ouverture glandulaire
On limite le lieu opératoire avec des champs stériles de façon à recouvrir tout le train postérieur de l'animal.
L'opération s'effectue en trois temps.
Premier temps : Création de la voie d’accès vers la glande.
Après incision de la peau au bistouri convexe les deux lèvres de la plaie sont pincées et écartées. L’on
Es
tombe alors sur un coussinet fibro-adipeux que l’on
enlève afin de mettre à nu le sphincter rouge sousjacent et le goulot de la glande.
Deuxième temps : Isolement de la glande.
Fic. V 1. Gul-de-sac de la glande anale droite, — 2. Sphincter externe.
La petite sonde métallique est engagée dans le canal excréteur de la glande afin de repérer plus facilement celle-ci dans toute son étendue.
À l’aide d’une pince à dents de souris on saisit le
ET ee
cul-de-sac glandulaire qui s'engage sous le sphincter rouge ; l’on effectue sur lui une légère traction et on le dissocie à petits coups de bistouri, en évitant de blesser le rectum ; l’on sectionne ensuite le canal excréteur le plus près possible de son orifice, la glande
est alors libérée.
Fi. VI Glande anale isolée et incisée.
Troisième temps : Hémostase et suture cutanée. La petite hémorragie en nappe consécutive à la dissection de la glande cède rapidement au tamponnement avec du coton imbibé d’eau oxygénée ou d’une solution d’antipyrine très concentrée (30 % par exemple) ; elle s'arrête d’elle-même le plus souvent. Parfois, dans un tissu enflammé on devra recourir à la forcipressure de quelques petits vaisseaux.
On pratique la suture cutanée à points séparés à la soie n° 2 (soit le n° 5 de la classification décimale). On termine enfin par l'application d’un pansement sec au collodion en prenant soin de dégager l'anus.
La technique type que nous venons de décrire sera l'objet de variantes, d’adaptations, et se pliera aux