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exigences imposées au chirurgien par chaque cas particulier soumis à son examen.
Dans les lésions suppuratives anciennes, il faudra, avant de suturer la peau, s'assurer « de tactu » qu'il ne persiste plus de tissu réactionnel ou de brides fibreuses, et effectuer un curettage minutieux, s’il y a lieu.
Mentionnons également que les récidives assez rares sont toujours dues à une ablation incomplète, subtotale de la glande. Il faudra veiller à ne pas laisser dans le fond de la cavité opératoire un fragment de la paroi glandulaire qui continue par la suite à sécréter ; le produit sécrété devant trouver une issue, il se forme alors une nouvelle fistule et la suppuration réapparaît par suite de l’infection.
L'on doit toujours craindre de laisser subsister un fragment de la glande lorsqu’au cours de sa dissection l’on aura crevé sa paroi ; dans ce cas l’on voit le magna contenu dans le sac sortir par la brèche ; un exa. men attentif du fond de la cavité opératoire permet de reconnaître le fragment glandulaire dont la surface sécrétoire est gris foncé. ;
Même dans les cas de lésion unilatérale nous conseillons d'intervenir sur les deux glandes afin d'éviter toute intervention ultérieure.
Si, au cours de l’opération, une échappée du bistouri provoquait une blessure avec ouverture du rectum, on appliquerait une suture fine à points rapprochés. Nous avons observé une seule fois cet accident, il n’eut aucune conséquense fâcheuse. La section transversale
du sphincter rend l'anus atone, mais l’accident se répare au bout de 3 à 4 semaines ; il se produit une rétraction de la cicatrice fibreuse.
Bien que l'animal arrache le plus souvent le pansement et les points de suture dans les jours qui suivent l'intervention, la réparation du traumatisme opératoire est rapidement obtenue par une toilette antiseptique bi-quotidienne.
Nous avons pratiqué également l’ablation des glandes anales avec le bistouri électrique. Les résultats obtenus n'ont pas répondu à nos espérances et nous déconseillons ce mode d'intervention, en ce qui concerne l'opération qui nous intéresse. Si l’instrument provoque l’hémostase immédiate par coagulation des tissus, il provoque par la suite la formation d’une escarre qui doit s’éliminer et retarde la cicatrisation. D'ailleurs, le problème se pose-t-il ? Nous ne connaissons pas, à l’heure actuelle, un seul vétérinaire possédant un bistouri électrique.
Observations