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Fi. II 1. Sphincter externe de l'anus. — 2. Ouverture anale. — 3. Rec-
tum. — 4. Tubérosité ischiale. — 5. Ligament sacro-sciatique. — 6. M. Ischio coccygien, — 7. M. Suspenseur de l’anus. nue, particulièrement épaisse à ce niveau, forme le
sphincter blanc ou interne de l’anus.
Son pôle antérieur, noyé dans le conjonctif pelvien, reste toujours caché par le sphincter anal externe ; il n’atteint jamais, en avant, la lame charnue du releveur de l’anus qui double, en dehors, le bord antérieur du sphincter, et par conséquent reste situé à une distance
notable du cul-de-sac péritonéal pelvien. Celui-ci ne risque donc pas d’être blessé au cours de l’ablation de la glande et cette intervention chirurgicale ne peut entraîner aucune complication péritonéale.
Fic. III 1 M. Ischio-coccygien. — 2 M. Suspenseur de l’anus. 3. Ouverture anale. — 4. Sphincter externe de l’anus.
Son goulot qui est compris entre la muqueuse anale et la peau, est toujours entouré d’une petite
masse adipeuse qui ne fait jamais défaut, même chez les sujets les plus maigres.
st ee VASCULARISATION ET INNERVATION
Les glandes anales reçoivent le sang par l’intermédiaire de l’artère hémorroïdale qui naît de la branche viscérale de l’artère iliaque interne en regard de la branche osseuse pubienne ; cette artère se dirige vers le haut du bassin, longe la paroi latérale du rectum en lui distribuant d’assez nombreuses ramifications ainsi qu'à la poche anale et à son diverticule, la glande anale.
Un réseau très riche, mais qui n’a rien cependant d’analogue à la disposition circulaire que l’on trouve à ce niveau chez l’homme, draine tout le sang de cette région et forme la racine de la veine iliaque interne.
Les lymphatiques de la glande anale se rendent, comme ceux de l’anus et en raison de l’absence de ganglions anaux, dans les ganglions ilio-pelviens, soit directement, soit par l'intermédiaire des petits ganglions sous-sacrés.
L’innervation des glandes anales est assurée par la branche anale du nerf hémorroïdal, lui-même issu des sixième paire lombaire et première et deuxième paires sacrées, par l'intermédiaire du plexus lombo-sacré.
Histologie
La structure microscopique des glandes anales du chien a fait l’objet de nombreuses études en Allemagne. ZIMMERMANN lui a consacré sa thèse de doctorat, HEBRANT, d’autre part, en a donné une description précise.
Voici, en résumé, ce que l’on peut retenir de ces travaux :
1° La glande anale est une invagination de la peau dont elle à, en gros, la structure ; c’est une simple poche où viennent s’accumuler les produits de la sécrétion des éléments glandulaires de la paroi ;
2° Sur une coupe on reconnaît :
L'épithélium stratifié pavimenteux qui tapisse l’intérieur du sac, analogue à l’épiderme ; il comprend un corps muqueux de Malpighi dont la couche génératrice est pigmentée, puis un réseau muqueux et un stratum granulosum dont les cellules sont bourrées de granulations d’éléidine, une couche cornée enfin dont les éléments n’ont plus de noyau et se desquament en minces pellicules.
Le derme, hérissé de papilles, atteint son épaisseur maximum au niveau des deux pôles de la poche ; il renferme quelques follicules clos, surtout dans la par-
tie postérieure du sac et des éléments glandulaires irrégulièrement répartis.
De nombreuses glandes sébacées débouchent au niveau du canal excréteur dont la structure ressemble beaucoup en cela au tégument périanal. Des glandes sudoripares à gros et à petits glomérules occupent la couche profonde du derme et possèdent des fibres musculaires lisses. On rencontre également quelques glandes de nature très voisine mais à disposition acineuse ;
3° La sécrétion des glandes anales, examinée au microscope, laisse voir des gouttelettes graisseuses, des cellules épithéliales ayant perdu leur noyau et qui sont plus ou moins kératinisées ; on y trouve, en outre, des globules blancs. Seul, HEBRANT, signale la présence de petits cristaux nacrés réfringents de leucine.
Physiologie des glandes anales
Quelle est la fonction des glandes anales ?
Cette question a donné jour à plusieurs hypothèses, mais nous ne possédons aucune réponse décisive. Nous nous contenterons ici de faire le point, d’exposer les différentes solutions proposées, nos observations personnelles ne nous permettant pas d’éclaircir le problème.
L'odeur pénétrante, sui generis de la sécrétion, a fait supposer tout d’abord que ces glandes se rattachaient à l’appareil génital, « qu’elles jouaient un rôle dans la recherche des sexes » (CHAUVEAU et ARLOING). On connaît, en effet, le geste familier du chien qui flaire la région anale de ses semblables ; certains auteurs ont même prétendu que l’odeur s’exacerbait lors du rut, nous n’avons jamais pu contrôler cette affirmation. Le professeur CHAmPY a constaté l’atrophie des glandes anales du cobaye et du lapin consécutivement à la castration ; c’est peut-être l'indice d’un caractère sexuel secondaire.
HEBRANT se refuse, avec juste raison, semble-t-il, à voir une anolagie entre les glandes anales du chien et
MONET
ter
les glandes préputiales odorantes de certains mammifères tel le chevrotin porte musc.
Par contre, la situation de ces glandes au niveau de la portion terminale du tube digestif laisse prévoir qu'elles interviennent dans la défécation.
On peut supposer, en effet, que la sécrétion renfer-mant des globules gras a pour rôle de lubréfier les marges de l’anus, de les protéger contre l’action irritante des matières excrémentielles qui, sans cet enduit, s’agglutineraient et se dessécheraient sur le tégument. La disposition anatomique de la glande entre le rectum et le sphincter rouge plaide en faveur de cette hypothèse ; on conçoit, en effet, que lors de l’expulsion du boudin excrémentiel, généralement dur et consistant chez le chien, la poche se trouve comprimée entre le rectum tendu, d’une part, et le muscle sphincter, d'autre part, qui agit par intermittences pour sectionner la masse expulsée ; de ce fait le contenu de la glande se trouve déversé sur les marges anales pour y jouer son rôle protecteur.
Enfin, HEBRANT écrit :
« N’y a-t-il pas lieu d'admettre de la part des glandes anales, par les follicules clos qu’elles renferment une action analogue à celle jouée par les amygdales à l’autre porte d’entrée du tube digestif ? La structure de ces glandes, ainsi que celle de la bourse de Fabricius des oiseaux qui renferme également de nombreux follicules clos, semble plaider en faveur de cette ma-
nière de voir. »