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V. — ESSAI DE CLASSIFICATION DES FACIÈS

Les termes de « niveau », «zone », « horizon », impliquent l’idée d’une distribution verticale des espèces, que celle-ci soit hypso- ou bathymétrique : les « zones » sont superposées. Au contraire, les mots de « faciès » et de « mode » rendent compte de la distribution horizontale des organismes et

admettent à l’occasion, par conséquent, à l’intérieur d’une même « zone »,

des passages latéraux (2). Une même zone bathymétrique, définie par exemple par l’observation du phénomène des marées, pourra comprendre un certain nombre de modes, suivant le degré de mobilité de l’eau (3) (mode battu, mode abrité, ete.) et un certain nombre de faciès, suivant la qualité des substratums (roche compacte, blocs détachés, graviers, sable, vase, etc.).

DE BEaucramp (1914, p. 66) fait du régime saumäâtre un simple «mode »; au même titre que les « modes » abrilés ou battus. Je crois qu’il y a avantage à considérer le « mode » comme défini uniquement par le degré d’agitation du milieu liquide, sans faire appel à la composition même de celui-ci. On peut parfaitement supposer, à l’intérieur du domaine saumâtre, des points pour lesquels l’agitation de l’eau serait assez diverse pour néces-

(1) Je laisse bien entendu de côté les parasites ou même les épizoaires ou les épiphytes tels que Bostrychia par exemple.

(2) Et, d’une «zone » à l’autre, verticaux, puisqu’un même «faciès », le sable par exemple, peut envahir toutes les « zones » bathymétriques intercotidales en un point donné. (3) Même s’il s’agit de faciès non aquatiques, il faut y avoir des cas où la notion de « mode » reste

utile, exprimant alors le degré d'exposition d’une faune aux agents atmosphériques, vent et surtout, précipitations. À

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