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LA FLORE PARHALIENNE

I! existe, entre la flore du schorre, très spéciale (3), et la flore intérieure, mésophytique — entre, par exemple, auprès du pont de Plaisance, les Obione et les prairies de l’arrière-dune — une zone où l’influence de la salinité marine et parfois de l’humidité se fait encore sentir, se manifestant non seulement par la présence d’espèces particulières à cette zone, mais

aussi par l’exclusion de formes continentales qui, à l’intérieur, dans des con-

{1} Des espèces normalement dressées sont souvent couchées dans les régions inondables (Salicornia, Aster par exemple).

(2) J’emploie ce terme très commode, dont on doit la création à CHERMEzoN, en modifiant légèrement l’orthographe proposée par l’auteur (flore ‘“paralienne ”?).

(3) Et que l'on pourrait qualifier de maritime ou de litorale si ces termes trop riches d’acceptions n’exigeaient pour être sainement employés une définition particulière.

LA

ditions similaires de sol, d'humidité, d'exposition, etc., eussent pu se maintenir.

Si la seule caractéristique de la zone parhalienne me se trouvait que dans la présence d'espèces continentales peu sensibles à la salinité, sa limite serait impossible à tracer vers l’intérieur. Elle devient aisée à délimiter grâce à la présence de types spéciaux aux deux aspects de lazone parhalienne, le sable et la vase (ou l’humus) : ce sont, dans le premier cas Calamagrostis arena-

ria (1), dans l’autre Agropyrum pungens.

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