LA FLORE INTÉRIEURE
Cette flore comprend des types aquatiques, d’autres semi-aquatiques, d’autres, enfin, xérophiles.
On pourrait considérer les flores aquatiques de toutes les collections d’eau douce comme appartenant à un même faciès ; il vaut peut-être mieux cependant, en raison des conditions physiques très différentes qui s’y rencontrent, distinguer deux ensembles : a) les flores aquatiques des eaux courantes rapides et b) celles des fossés, mares et ruisseaux à courant très lent.
Les flores sub-aquatiques (hélophytes) comprennent également deux types : a) les flores composées de plantes à base toujours immergée (fossés, bord des rivières) ; b) celles qui se contentent des sols humides, marécageux, et peuvent par conséquent occuper de vastes surfaces, par exemple le phragmitetum si bien développé dans l’ouest du district.
Quant aux flores terrestres xérophiles elles se répartissent bien entendu en catégories classiques, sables, bois, cultures, routes, voisinage des habitations, etc.
Le tableau de la page 27 résume mes conclusions quant à la classifica-
tion des faciès botaniques.
B) Les faciès zoologiques
Ce que j'ai dit des schorres et la distribution des plantes me permettra d’être bref en ce qui concerne les animaux (2).
Une classification des faciès zoologiques aquatiques devra tenir compte à la fois du degré de chloruration du milieu, du niveau bathymétrique de la station de l'espèce, enfin de la qualité du substratum. Suivant que les orga-
(1) Avec Atriplexæ Babingtoni, Chenopodium album, Hippophae rhamnoïdes. (2) La faune planctonique, que j'ai à peu près entièrement laissée de côté, présente certainement les. caractères généraux que signale GurNEY pour celle des estuaires norfolkiens.
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nismes habiteront l’eau salée à salinité fixe, l’eau à salinité variable, l’eau douce, ou le domaine non aquatique, aérien, on distinguera quatre groupes principaux de faciès :
I. Faciès marins. — La zone intercotidale présente, dans la région courseullaise, quatre types principaux d’associations, les platiers rocheux, le sable nu, les tourbières submergées et les madriers des Jetées.
II. Faciès saumâtres. — On a ici affaire à trois grands ensembles : 40 le schorre à Sphaeroma rugicauda, Paragnathia, etc., présentant à étudier séparément sa surface, sa paroi à pic dominant la slikke, enfin ses dépressions, fossés, etc. ; 20 la slikke et ses vases à Scrobiculaires, Hediste. Nématodes, Rotifères, ete. ; 39 le lit mineur souvent semé de cailloutis qui servent de point de fixation à des algues abritant toute une faune.
III. Faciès dulcaquicoles. — Le district ne possède ni lacs, ni étangs ; toutes les eaux douces appartiennent, soit à la rivière, soit à des ruisseaux ou fossés variés.
IV. Faciès terrestres xérophiles. — Comme pour les plantes on devra considérer à part la faune des dunes, des bois, des prairies, etc.
Le tableau de la page 34 présente, sous une forme schématique et volontairement sans détail, un essai de classification des faciès zoologiques de la région courseullaise.