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À THÉODORE MONOD C) Les faciès terrestres........................... NS ES 55: L £. Let sable. . ch A AT LORS À. SRE FLEUR DÉS. À 55 a) La zone à Calamagrostis.............:...... eee Lt 08 b) La zone à Odonites PRE ER RE CE TEE EUR 56. 9 Les labours. PERMMMIGESOREES PNR UE CO ee 58 3: Lés . bois. 214252 ARR RER RP NS LT CITE 58 4. Les prés, les talus, lés chemins, etc. 0 25 SE 59 5. Les marais éttletidoucer en LL PNR TEEECe : 59 APPENDICE : La répartition des 4ipues "5 MENU EU e ee 64 VII. CoNcLUSION : LE PROBLÈME DES FAUNES SAUMATRES. ..... LEE ve GG: INDEX BIBLIOGRAPHIQUE NE CPP ER TR NS RE MN SE RE pLiL
I — INFRODUCTION
C’est à mon insu et presque malgré moi que je me suis trouvé engagé dans une étude d'ensemble concernant les faunes et les flores du district de la basse Seulle (1), leur composition et leur répartition, verticalé et horizontale.
Des recherches sur la morphologie et l’éthologie d’un Crustacé Isopode, Paragnathia formica (Hesse), m’avaient amené à étudier la faune qui accompagne cette espèce dans les banquettes de vase durcie qui bordent le cours maritime de la rivière ; de la faune j'ai passé à la flore, elle aussi caractéristique, des vases salées ; puis, aussi insensiblement que la flore du schorre passe à la flore terrestre halophile et celle-ci à la flore des cultures, des bois ou des dunes, j’ai été entraîné, pour mieux saisir dans toute leur complexité les conditions d'existence du Paragnathia, à envisager un examen — souvent rapide d’ailleurs ‘et superficiel — de toutes les associations bionomiques, animales ou végétales, qui se rencontrent dans la région de la Seulle inférieure et confèrent à ce district, par leur étonnante diversité, un si haut intérêt pour le naturaliste.
Pour circonscrire les investigations sur le terrain j’ai plus particulièrement choisi d'avance une zone limitée. :
La région envisagée comprend le cours inférieur de la Seulle, du chemin
de G. C. de Courseulles à Bayeux à la mer, et ses environs immédiats ;
(1) Le nom actuel, universellement employé, de la rivière est : Seulles, mais j'utilise ici, a dessein, Forthographe — historiquement plus exacte — remise en honneur par M. F. Descuamps.
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elle est comprise, en latitude entre 4901934!" et 49920/45// Net, en longitude, entre 0927'22/’ et 0028/15/' W.G. La zome ainsi délimitée à environ 2.200 mètres de long sur 1.000 mètres de large et partant, un périmètre de 6.400 mètres et une superficie de 2.244.000 mètres carrés, dont plus de la moitié appartient à la terre ferme, l’autre partie étant occupée par la mer et coïncidant à peu près avec la zone intercotidale.
Pour saisir dans leur ensemble les caractères biologiques de la région
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Fre. 4. — Le cours inférieur de la Seulle et ses environs. (La région plus particulièrement étudiée est encadrée; un trait fort indique la limite de la zone allaviale ; les affleurements de tourbe sont marqués par un triangle noir, les points où l’eau a été analysée par un rond noir, les stations préhistoriques par carré bicolore.)
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étudiée, j'ai dû explorer, à l’extérieur du périmètre indiqué plus haut, un eertain nombre de stations, par exemple des tourbières sous-marines, et quelques collections d’eau douce (Seulle à Reviers, fossés du Flouet à Vaux. etc.).
Malgré tout ce que ces notes ont de nécessairement incomplet, même après de longues et patientes recherches sur le terrain, je crois utile de les publier aujourd’hui, espérant qu’elles pourront être de quelque secours, non seulement à ceux qui voudront entreprendre des études biologiques dans la régron courseullaise, mais aussi à ceux qui se trouveront, dans d’autres localités de nos côtes septentrionales ou occidentales, en présence de faciès analogues.
Alors que la distribution bathymétrique des organismes et leur groupement en associations définies ont été, sur les côtes rocheuses, l’objet de nombreux et importants travaux, les faciès saumâtres sont encore peu connus et mal étudiés, malgré quelques remarquables contributions, telles que celle de mon collègue E. Sorraun (1925) consacrée à l'embouchure de la Slack (Pas-de-Calais).
Le présent travail n’est donc qu’un essai préliminaire que d’autres devront reprendre et compléter plus tard : un nombre considérable de points nécessiteront, à eux seuls, des études étendues concernant, par exemple, la composition et la distribution du plancton dans le cours maritime de la rivière, la faune des vases à Vaucheria, la répartition géographique particulière des Confervacées, la flore cryptogamique du district (1), etc.
Je prie tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont collaboré à ce travail et me l’ont rendu possible, de trouver ici mes plus sincères remerciements. Sans pouvoir les nommer tous, qu’il me soit permis de citer tout spécialement M. le professeur Ch. PÉREZ, qui a bien voulu accepter cette étude en vue de sa publication, M. le professeur A. GRuveL dans le laboratoire duquel elle a été effectuée, enfin tous ceux qui ont contribué à la détermination de mes récoltes, MM. M. Axpré, L. BerLanpD, À. Brian, H. BRôLE- MANN, R. Denis, L. FAGE, A.-J. Macnin, L. Mercrer, R. Poisson, M. PRre- NANT, J. Roy, M. Royer, A. SEvyriG (Arthropodes) ; MM. P. pe Beaucnamr, J. Derpuy, R.-Ph. Dorrrus, P. Fauvez, L. Face, L. GenDre, J. G. pe MAN, L. Mercier (Vers) ; M. L. Germain (Mollusques); M. P. Cuevey (Poissons) ; M. P. CnasanauD (Reptiles et Batraciens) ; MM. P. Azcorces, À. Amossé, P. Frémy, G. Hamez, R. Hem, C. Houar», N. Parourrrarn, etc. (Cryptogames et Zoocécidies). Je dois également un témoignage de reconnaissance à ceux qui m'ont, par leurs conseils ou la communication de documents, facilité l'étude historique de la région, et en particulier à M. Sauvacs, archiviste du Calvados, et M.F. Descaamps, à Caen.
II. — LA RÉGION 1. — Esquisse géographique et géologique - A) La SEULLE
La Seulle est un minuscule fleuve côtier qui se jette dans la mer entre l'Orne et la Vire ; son cours a environ soixante kilomètres de long ; elle
{4} I faudrait rechercher les champignons étudiés par JAAP dans des régions d’allure bionomique analogue, Pleospora salicorniæ, Diplodia salicorniæ, Coniothyrium obionis, etc. :