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Fic. 2. — Détail de la région étudiée : topographie. (La limite entre Graye et Courseulles est indiquée en pointillé,)
prend sa source dans le canton d’Aunay, à Saint-Pierre-du-Fresne, dans les schistes précambriens de la région septentrionale du Bocage. De sa source jusqu’à Vienne (à sept kilomètres de la mer) la rivière coule dans une direction générale Sud-Nord. Son lit jusqu’à Tilly-sur-Seulles est creusé dans les schistes précambriens (schistes de Saint-Lô) et est dominé par des affleurements de Trias et de Lias. À partir de Tilly et jusqu’à son embouchure, la vallée se trouve dans le Jurassique; elle traverse d’abord le Bajocien, rencontre, après un lambeau liasique (de Sarcagny à Esquay-sur-Seulles) une bande vésulienne, puis, un peu en amont de Creully, entre dans le Bradfordien et achève son cours dans ce dernier terrain. À partir de Vienne la rivière se dirige vers l'Est pour décrire bientôt une large courbe dans le voisinage d'Amblie et se trouver à Reviers, pour demeurer telle jusqu’à son cours maritime, en direction Sud-Nord.
La Seulle reçoit quelques affluents, simples ruisseaux, dont un seul, la Mue, qui grossit la rivière à Reviers, atteint plus de quinze kilomètres (15 km.).
À environ 1.800 mètres de la mer, la rivière se divise en deux bras principaux qui délimitent une plaine alluviale étendue. À partir de la route de Courseulles à Bayeux la Seulle entre dans son cours proprement maritime et y décrit un certain nombre de méandres. On rencontre ainsi, sur le
bras oriental puis le cours terminal unique, entre le moulin de Courseulles
et le chenal, les éléments suivants : le coude du château (concave au Sud),
le coude du bassin (concave au Nord), un tronçon à peu près rectiligne (S.E.-N.W.) sur la rive septentrionale duquel s’ouvre l’amorce de l’écluse postérieure du bassin, le coude de l’îlot (concave à l'Est) à la jonction des deux bras, le coude du marais (concave à l'Ouest), le coude de Plaisance (concave au Sud-Est), enfin, « l'angle » du pont Letellier, ouvert au Nord, au point de débouché de la rivière dans lavant-port.
B) Les RÉGIONS
Sans insister pour le moment sur les caractéristiques bionomiques du district, il faut y signaler l'existence de trois régions naturelles bien distinctes, déterminées par autant de zones géologiques.
La première est le plateau, qui forme tout l’intérieur du district et se compose d’un socle de Bradfordien supérieur recouvert d’un manteau de himon. Le plateau se termine au Nord, et le long du cours inférieur de la Seulle, par un talus plus ou moins accusé dominant de trente à cinquante
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mètres la plaine alluviale : le versant est parfois occupé par des escarpements où affleure le calcaire et peut même se présenter sous Ja forme de falaise à pic (par exemple, dans le bois au S. de la route de Courseulles à Bayeux, avant la traversée du bras oriental de la rivière ; également près du «camp romain » de Banville). Le plateau est entièrement consacré à la culture.
La deuxième région à signaler est la zone alluviale ; celle-ci forme le long du littoral, de Saint-Cosme jusqu’au voisinage de Saint-Aubin, une bande étroite, parallèle à la mer, s'étendant sur les communes d’Asnelles, Meuvaines, Ver, Graye, Courseulles et Bernières, Cete zone basse, d’une largeur moyenne de 500 mètres, est marécageuse, sillonnée de fossés et de ruisseaux dont le cours, parallèle dans sa majeure partie au éordon de dunes, traverse perpendiculairement ce dernier à l'embouchure, Cette dépression allongée, si la transgression marine en eours va un jour jusqu’à la rupture du rempart formé par les dunes, se remplira probablement tout entière et 1l subsistera alors — au moins quelque termips — une lagune séparée du large par une flèche. On verra d’ailleurs plus loin que la route du littoral est en péri à l’est de Meuvaines. Il faut bien entendu considérer comme faisant partie de la même région les bandes de terrains alluviaux qui accompagnent le cours des rivières et sont perpendiculaires à la zone alluviale littorale.
Une troisième région, sédimentaire et récente également, mais composée uniquement de sables, doit être distinguée ; c’est la dune, qui forme un mince cordon littoral, large de quelques mètres à peine,