‹ Les gouttelettes [microforme]Chapitre 28 sur 158 · L'EXILE · texte numérisé non relu

L'EXILE

Lis Juifs

S avaient fait peur

à ce lâche juriste, Dans l'ennui de l'e

xil, au lointain Dauphiné, Il crrait sombre et seu] comme un contaminé, Et les remords rongcaien

t son âme d'énoïste.

Il suivait sous les bois les bêtes

devant l'homme il À l'enfer éterne

à la piste, Et honteux, fuyait obstiné,.

l'était-il destiné,

Que rien ne déridait sa face Pâle et triste ?

I croyait voir du sang

dégoutter de ses mains, Et, Courant comme

un fou, loin de tous les chemins, IT cherchait une source où se laver en hâte,

Mais l'eau Coulait en vain, Ja SOuillure restait. Un jour, Pour ne plus voir ce Sang qu'il détestait,

Il se donna Ja mort... C'était Ponce-Pilate.

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SONNETS ÉVANGÉLIQUES

HERODIADE

Er voulait un trône ct c'est l'exil qu'elle a; L'idylle va finir dans la sauvage Gaule...

L'inceste était lécer à sa lascive épaule ;

Dans les bras d'Antipas, un jour, elle vola.

Le scandale fut grand et Jean le flagella.

Elle envoya l'ascète au cachot d'une geûle, Puis se fit apporter sa tête toute drôle,

Sur un plat de métal, dans un bal de gala.

Or, comme pour revoir sa belle Galilée, Souvent, vers le solcil qui monte radieux

Se tourne, tout en pleurs, l'impudique exiiée.

Mais de mêine souvent, 6 spectacle odieux !

Ce n'est pas le soleil que voit son grand œil triste,

C'est, sur le bronze ouvré, la tête du Baptiste,

42 SONNETS ÉVA NGÉLIQUES ER PLAN

Prenom — "RE

————— ee

TESUS

As-ru l'ennui du cie As-tu vu les palmie T'inviter au reépos.s

1, comme un feu lent qui ronge ?

rs, alors que tu souffrais,

Ous leurs ombrages frais ?

Le vent baiser ton front hanté d'un triste songe ?

Ton amour fut si grand qu'il parut un mensonge, Et peu'de ces humains pour lesquels tu t'offrais,

Te répondent, Jésus, par des dévoûments vrais.

Qui sait l'ingratitude où parfois l'âme plonge ?

Le siècle te maudit en de

Pompeux discours, Mais le déshé

rité t'appelle à son secours :

La foi l’éclaire mieux qu'une Page savante.

Je crois en ta parole, 6 Maître!

et me soumets.

Je veux te suivre, moi,

Je suis pris d'épouvante

Quand je songe combi n ne te suivront jamais.

ma ti os

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