LA FORET
Erce semble un grand lac aux immobiles eaux.
L'horizon bleu la borne, et nul ne sait son âge. Il y flotte parfois un vol lourd de nuage,
Et la voile qui s'ouvre est l'ai des oiseaux.
Elle a des pins altiers: elle a d’ humbles roseaux, Des rayons de lumière où le papillon nage,
Des effluves grisants, des odeurs de carnage
Et de fauves sentiers où blanchissent des os.
Quelquefois, au-u us de ses noires ramures, Luisent des clochers blancs, admirables jalons Que laisse sur sa route un peuple de colons.
Forêt, quand tu te plains, frissonnes où murmures, Quand tu grondes, gémis ou chantes, l'œil humain Voit un clavier sublime où Dieu pose la main,
Une fraiche rosée
Et sous leurs cils luis Les grains drus sont Que gardent bien souvent nos ch
Parfois le vent se
Et vous semblez 1 Parfois, env
Vous semblez le
Quand la brise s'élève, e
Inclinez devant moi,
Et moi, la moisson faite, e
J'irai, vieux paysan, Dev
ant l'ostensoir d'or où vous se
SONNETS RUSTIQUES