‹ Les gouttelettes [microforme]Chapitre 96 sur 158 · LA FORET · texte numérisé non relu

LA FORET

Erce semble un grand lac aux immobiles eaux.

L'horizon bleu la borne, et nul ne sait son âge. Il y flotte parfois un vol lourd de nuage,

Et la voile qui s'ouvre est l'ai des oiseaux.

Elle a des pins altiers: elle a d’ humbles roseaux, Des rayons de lumière où le papillon nage,

Des effluves grisants, des odeurs de carnage

Et de fauves sentiers où blanchissent des os.

Quelquefois, au-u us de ses noires ramures, Luisent des clochers blancs, admirables jalons Que laisse sur sa route un peuple de colons.

Forêt, quand tu te plains, frissonnes où murmures, Quand tu grondes, gémis ou chantes, l'œil humain Voit un clavier sublime où Dieu pose la main,

Une fraiche rosée

Et sous leurs cils luis Les grains drus sont Que gardent bien souvent nos ch

Parfois le vent se

Et vous semblez 1 Parfois, env

Vous semblez le

Quand la brise s'élève, e

Inclinez devant moi,

Et moi, la moisson faite, e

J'irai, vieux paysan, Dev

ant l'ostensoir d'or où vous se

SONNETS RUSTIQUES

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