‹ Les gouttelettes: sonnetsChapitre 45 sur 154 · LE FOYER · texte numérisé non relu

LE FOYER

Heureux qui naît et meurt au rustique foyer

Où l'aïeul a laissé son souvenir ! Quel charme

Dans les murs blancs de chaux où pend une vieille arme !

Dans Tâtre où Ton verra les bûches flamboyer!

Les jeunes d'autrefois y venaient festoyer.

Le vieux temps n'avait pas une rigueur.de carme. On dirait qu'un écho de l'amusant vacarme, Sous le plafond noirci vient encore ondoyer.

Au foyer des aïeux la vie est plus intense, Et rien, nous semble-t-il, n'a rompu l'existence Des générations qui nous ont devancés.

Moi, je me sens perdu dans la foule des êtres;

Mes jours semblent plus courts et plus mal dépensés,

Car je n'ai pas vieilli sous le toit des ancêtres.

82 AU FOYEB

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