LE VEAU D'OR
Moïse, agenouillé sur le mont Sinaï, Plus haut que les rochers où l'aigle pend son aire, Reçoit devant le ciel, aux éclats du tonnerre, La table de la loi des mains d'Adonaï.
Le peuple qui l'attend se sent tout envahi Par un souffle infernal. Ingrat et mercenaire, Il façonne un veau d'or, l'exalte et le vénère, Au mépris du Dieu bon qu'il a cent fois trahi.
Saisi d'une ire sainte, à cet aspect, Moïse Jette sur le sol dur la table qui se brise, Prend le glaive et punit Israël consterné.
O Juif! une autre loi descend d'une autre cime, Mais tu vois au fourreau le glaive qui décime, Et devant le veau d'or tu restes prosterné.
JA.HBL
Israël, effrayé de ses péchés nombreux,
De nouveau gémissait auprès des tabernacles.
Il vint à Débora qui rendait ses oracles
Au sommet d'Ephraïm, sous un palmier ombreux.
La prophétesse dit : — Arme dix mille Hébreux. Barac verra tomber devant lui les obstacles.
L/impie est condamné. Par de nouveaux miracles Notre Dieu rendra vains ses cotnplots ténébreux.'
Au pied du mont Thabor luttèrent les armées.
Israël reconquit ses villes opprimées,
Et Cisara, vaincu, s'enfuit sans savoir où.
Jahel, femme d'Haber, le reçut dans sa tente, Et, pendant qu'il dormait, d'une main palpitante, En pleurant, lui planta dans la tête un grand clou.