‹ Les gouttelettes: sonnetsChapitre 96 sur 154 · LA GROSSE GERBE · texte numérisé non relu

LA GROSSE GERBE

C'est la serrée enfin, le grain est javelé.

Béni le front soumis que la sueur arrose !

La lumière s'étend comme une nappe rose Sur le moissonneur humble et le champ nivelé.

Chaque automne, chez nous, on a renouvelé Cette fête où jamais aucun front n'est morose. Aux rustiques beautés, alors, plus d'un gars ose Faire un aveu que l'oeil a déjà révélé.

Il faut avec deux harts lier la grosse gerbe. Choisissez les épis et faites-la superbe ; Couronnez-la de fleurs, parez-la de rubans.

Qu'elle entre dans la grange au son des tambourines. Chantez, parlez d'amour, ô lèvres purpurines, Et plus tard, à l'église, on publiera des bans.

14^ SONNETS BUSTIQUES

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