‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 20 sur 110 · INTRODUCTION. XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXV

et Edouard III pour la conclusion d'un traité de paix, n'est pas expliqué et même à peine indiqué *, mais le traité de Londres de 1359 est analysé en peu de mots, de façon exacte et très clairement. Après le récit de la première campagne d'Edouard III en France, le chroniqueur parle de la paix de Brétigny dont, à vrai dire, il ne fait pas l'histoire diplomatique, se bornant à insérer dans le corps de la chronique le texte du traité. Quelques autres documents, qui complètent et éclairent l'instrument principal, sont également reproduits in extenso. Avec le retour du roi Jean, la narration prend une allure plus rapide, justifiée par la moindre importance des événements qui remplissent la fin du règne. Un court et assez insignifiant chapitre sur la bataille de Cocherel clôt cette première partie et forme la transition entre le règne de Charles V et celui de son père.

Règne de Charles V. — Il occupe un peu plus de 53 feuillets du manuscrit français 2813 (fol. 439-492) et la matière en est distribuée en 110 chapitres. J'ai déjà dit que la part faite aux documents justificatifs est beaucoup plus large pour le règne de Charles V que pour celui de Jean II. Cela est surtout vrai à partir de l'année 1368, où commença le conflit diplomatique qui devait rallumer la guerre de Cent ans. Après un exposé bref et naturellement tendancieux de la thèse de Charles V sur les renonciations^, nous trouvons insérées tout au long les lettres de renonciation, échangées à Calais au mois d'octobre 1360^. Un peu plus loin, c'est un ample mémorandum qui est mis

1. Chronique des règnes de Jean II et de Charles V, t. I, p. 143-144, 154.

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