‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 22 sur 110 · Ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p

INTRODUCTION. xxvil

lité de Charles V et apprécier, comme ils méritent de l'être, les résultats de la politique royale, à un moment qui fut vraiment l'apogée du règne.

Avec le Grand Schisme et les dernières années de la vie du Roi reparaissent les documents justificatifs : protestation des cardinaux français contre l'élection d'Urbain YV, déposition intégrale de Jacquet de Rue, etc. 2. La chronique du règne de Charles V s'interrompt brusquement, dans le mianuscrit français 2813, au mois d'avril 1379, après l'entrevue du Roi avec les barons bretons ralliés au duc Jean V^. Mais d'autres manuscrits, nombreux et suffisamment corrects, conduisent le récit jusqu'à la mort de Charles V et aux événements qui précédèrent le sacre de son successeur.

Comment a été composée une semblable chronique? C'est un postulat, généralement accepté, que l'abbaye de Saint- Denis était un véritable atelier ou laboratoire historique, dans lequel les moines mettaient en œuvi^e les matériaux fournis par la royauté elle-même. Que les choses se soient passées de la sorte, on le devine à certains indices plutôt qu'on n'en trouve quelque part la preuve positive. En tout cas, si en France, — comme en d'autres pays^, — des religieux ont reçu la mission officielle d'écrire l'histoire, il faut qu'ils aient eu la possibilité et l'habitude de prendre, au jour le jour, des notes plus ou moins concises, dont la réunion seule devait former au bout de quelque temps de

1. Chronique des règnes de Jean II et de Charles V, t. II, p. 324-342.

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