‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 35 sur 110 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

une erreur d'interprétation*. N'importe quel chapitre permettra de constater les mêmes divergences, continuelles, déconcertantes, entre le texte imprimé et le manuscrit de Charles V. La raison de ces divergences n'est peut-être pas très difficile à trouver, comme je le dirai bientôt. Elles prouvent avec évidence que le dernier éditeur des Grandes Chroniques ne s'est nullement astreint à nous donner le texte du manuscrit français 2813, que délibérément il s'en est écarté, parfois quant au fond et de façon habituelle quant à la forme. Que si au lieu de prendre des exemples au hasard, nous faisions porter notre comparaison sur les nombreux chapitres, où des corrections s'imposent pour

tué par pluseurs nobles hommes qui là estoient avec le dit régent. »

Ms. : « Item en celui temps, l'evesque de Laon, quiestoit aie: à l'assemblée de Compiegne, fu en péril d'estre vilenez par pluseurs nobles hommes qui là estoient avecques le dit régent. »

Éd. P. Paris, p. 401 : « Et luy donna (à l'Empereur) la Royne un beau reliquaire d'or, grant et notable, garni du fust de la vraie croix et très richement garni de pierrerie; et le Daulphin luy donna deux très beaux brachés, à bêles laisses et coliers de soie ferrés à fleurs de lis d'or. »

Ms. : « Et li donna la Royne un beau reliquaire d'or, grant et voultable, garny du fust de la vraye croix et très richement garni de perrerie; et le Dalphin li donna deux très beaux brachez, à bêles laisses et coliers de soie ferrez à fleurs de Hz d'or. »

1. Éd. P. Paris, p. 80 : « Item le samedi ensuivant, treisiesme jour du dit moys de janvier, monseigneur le duc manda pluseurs des maistres de Paris au palais là où il estoit, etc. »

Ms. : « Item le samedi/ ensuyvant, X///« jour du dit rnois de janvier, monseigneur le duc manda pluseurs des mestiers de Paris au palais là où il estoit, etc. »

Éd. P. Paris, p. 96 : « Et si fu accordé à la royne Blanche, sœur du dit Roy, que elle auroit Moret en Acquitaine de ce que l'en luy devoit pour son douaire. »

Ms. : « Et si fu accordé à la royne Blanche, suer du dit Roy, que elle auroit Moret en aequitanl de ce que l'en li devoit pour son douaire. »

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