L. Mirot, op. cit., p
4. Des négociations furent mêmes ouvertes, le jour même, entre la cour et les Parisiens, mais les concessions faites furent jugées insuffisantes (L. Mirot, op. cit., p. 130-131).
i4 CHRONIQUE DE JEAN H ET DE CHARLES V. [1382
Paris qui avoient fait les choses dessus dites, le quel, après requestes et supplicacions à lui laites par pluseurs i'oiz, leur pardonna par mi ce que XL, telx comme lui sembleroit, seroient exécutez et mis à mort, pour la cause dessus dite^ Et pour celle cause en furent pluseurs prins et mis en Ghastellet, mais il n'en y ot que xm ou xiiii exécutez, pour ce que le commun de la dite ville s'esmut derechief, pour cause de la dite execucion^. Si demourerent les choses en tel estât jusques au XVII* jour du mois de mars, que le Roy se parti du Bois pour aler à Rouan, pour ce que en la dite ville de Rouan avoit eu une semblable esmeute de pueple d'icelle ville, et pour la cauvse que avoit esté à Paris ^.
Et le samedi, xxix^ jour du dit mois de mars l'an dessus dit, veille de Pasques flouries, environ disner, [entra] le Roy en la dite ville de Rouan, mais avant cen qu'il y entrast, ce jour mesmes, environ prime et tierce, avoient esté faites les choses qui ensuivent. Premièrement, six des plus coupables de la commocion, faite en la dite ville, furent prins et mis en la main du Roy, et fut le bâtant de la cloche de la ville prins et osté par les gens du Roy et porté en son hosteH. Item, furent, par le commandement du Roy fait solennelment, toutes les armeures et harnoiz de la dite ville, et aussi toutes [les] chaynes, portées oudit chastel. Item, fut abatue la