‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 46 sur 110 · Voy. L. Mirot, op. cit., p · texte numérisé non relu

Voy. L. Mirot, op. cit., p

3. C'est l'insurrection dite de la Marelle (L. Mirot, op. cit., p. 95-108).

4. Var. : « en son chastel » (Bibl. nat., mss. fr. 1013'*, fol. 294 v«; fr. 17267, copie de D. Coupé, fol. 2 v").

porte de la dite ville par devers Saincte-Katerine ' par les gens de la dite ville. Et, ces choses accomplies, le Roy, à l'eure dessus dite, entra en la dite ville de Rouan, comme dit est, par la dicte porte abatue, et y fut receu à grant joie et en grant révérence, humilité et obéissance^. Et, quant le Roy ot demouré par aucuns jours à Rouan 3, il s'en retourna en France, mais pour ce que ceulx de Paris n'estoient pas encore appaisiez, ne en telle obéissance vers le Roy comme ilz deussent, il n'ala pas en la dite ville de Paris, jà soit que ceulx d'icelle ville le requerissent à grant instance, mais ala à Gompiengne^, à Meaulx et à Melun^. Et par tout le temps dessus dit estoit le dit duc d'Anjou en Avignon, et le dit duc de Berry en Langue d'oc, là où il trouvoit petite obéissance des habitans des bonnes villes.

Et aussi par cellui temps dura la riote, guerre et débat entre le conte de Flandres et ceulx de Gand, et y ot des batailles entre leurs gens, aucune fois pour l'une des parties, et l'autre fois pour l'autre^, et se retrait le conte à Bruges, qui se tenoit de sa partie, et aussi faisoient ceulx du pays du Franc'''. Et en

1. La côte ou colline de Sainte-Catherine, au sud-est de la ville. La porte abattue était la porte de Martainville.

2. Pour plus de détails, voy. L. Mirot, op. cit.., p. 104-108.

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