Philippe van Artevelde, le fils du premier Artevelde
2. Louis de Maie s'échappa à grand'peine, à la faveur de la nuit et en traversant à la nage un des fossés de la ville.
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pluseurs gens d'armes, que le dit conte y avoit envoiez. Item, oudit mois de may, le Roy ala à Saint-Denis à l'enterrage de la contesse d'Arthois, mère dudit conte de Flandres, qui un pou avant estoit trespassée à Arras * , et avoit on apporté le corps à Saint-Denis, là où il devoit estre [enjterré. Et là ceulx de Paris envolèrent devers le Roy le prevost des marchans de la dicte ville ^ et pluseurs autres, pour ce qu'ilz savoient bien qu'ilz n'estoient pas en la grâce du Roy, car chascun jour ilz se portoient fièrement et haultement contre ses gens et officiers, et ne lui vouloient faire aucune aide, ne pour le fait de sa guerre maintenir, ne pour son estât. Si requièrent et supplièrent au dit Roy le dit prevost des marchans, et ceulx de sa compaignie, qu'il lui pleust que les habitans de sa bonne ville de Paris fussent en sa bonne grâce, car il lui vouloient faire service et obéissance, si comme il appartenoit, comme à leur droit seigneur, naturel et souverain. Et, jà soit ce que pluseurs de la dite ville se fussent portez envers le Roy et ses officiers autrement qu'il ne dévoient, et leur eussent donné petite ou nulle obéissance depuis qu'il avoient usé des maillez, comme dit est, le Roy et son Conseil, qui touzjours cuidoient par debonnaireté les ramener en bonne voie et mettre [en] obéissance, là où il dévoient estre, leur pardonna derechief cen qu'ilz avoient meffait, depuis le premier pardon fait au Bois de Vincennes, dont dessus est faite mencion . Et ilz accordèrent au Roy pour la ville et viconté de Paris à lui faire aide de mf mille