‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 51 sur 110 · Amédée VI, le comte Vert, le beau-frère de Charles V · texte numérisé non relu

Amédée VI, le comte Vert, le beau-frère de Charles V

4. Bibl. nat., mss. fr. 10134, fol. 294 : « ... car le Pape lui avoit donné le duchié... » ; fr. 17267, fol. 4 v" : a ... quar le Pape lui avoit donne le duchié... ». Même leçon dans l'édition du baron Pichon, p. 7 : « ... car le Pape, etc. ».

5. Il avait commencé par s'intituler aussi « roi de Sicile », ce qui était prématuré et imprudent, la succession de la reine Jeanne n'étant pas encore ouverte (N. Valois, ubi supra).

archiers, pour faire guerre au roy de Gastelle, par le moyen de l'aide du roy de Portigal, qui s'estoit al[i]ez aveques les diz Anglois, non obstant que par avant il se fust al[i]ez avec le dit roi de Gastelle*, ne pot pas acomplir cen qu'il cuidoit faire, car, tantost que les dis Anglois furent descendus ou royaume de Portigal, le roy de Gastelle envoia grant foison de gens d'armes encontre les diz Anglois, pour garder qu'ilz n'entrassent en Gastelle. Et ainsi demourerent les diz Anglois ou royaume de Portigal long temps, au grant dommage du roy et du royaume de Portigal. Et, en la saison de l'esté dessus dit mil GGGIIII" et deux, le dit roy de Gastelle entra oudit royaume de Portigal, si fort et si puissant de gens d'armes, que lez diz roy de Portigal et Anglois furent contrains de faire traictié aveques lui^. Par le quel traictié le dit roy de Portigal renonça aux aliances qu'il avoit aveques les diz Anglois, et promist et jura d'aidier et conforter d'ores en avant le dit roy de Gastelle contre les diz Anglois, se il en estoit besoing, et les diz Anglois se deurent partir et partirent dudit royaume de Portigal, et jurèrent solennelment qu'ilz s'en yroient en Angleterre, sans meffaire par mer ne par

1. Depuis son avènement au trône (30 mai 1379), le roi de Castille, Jean P'', était resté l'allié du roi de France, avec lequel il avait renouvelé les traités conclus par son père, don Henri de ïrastamare. En dépit d'un rapprochement momentané, il avait toujours été en butte à l'hostilité du roi de Portugal, Ferdinand, qui soutenait les prétentions au trône de Castille de ses deux cousines, Constance et Isabelle, filles naturelles de Pierre le Cruel, et mariées, l'une au duc de Lancastre, l'autre au comte de Cambridge.

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