Ce qu'il avait à faire
5. « Pluiseur noble du Conseil du Roi ne consillerent mie que li rois entreprinst le fait, parce que li Flaraenc estoient
Roy à Arraz le vu*, viii" et ix* jour de novembre, l'an mil CGGIIII" et deux. Et après se parti et ala à Lens en Arthois, et de là à Seclin*, et le mercredi xix^ jour du mois de novembre parti le Roy de Seclin pour aler en Flandres, et passa lui et son ost, en batailles ordenées, par devant la ville de Lisle, et faisoient ravan[t]garde le connestable^, les mareschaux^ et le sire de Sempy * , et avoient par estimacion ii" lances, v" arbalestriers, un" archiers, mil et v*" variez, armez de jaques et de haches. Et après estoit la bataille du Roy, en laquelle estoient aveques le Roy les ducs de Bourgoigne et de Bourbon, les contes de Saint-PoP et de la Marche*^, et pluseurs autres, le seigneur de Goucy''', l'amiral de la mer^, l'evesque de Beauvaiz, chancelier de France^, et estoient en celle bataille par
foi-t et douté, et pour ce qu'il sembloit à aucuns que li contes n'avoit mie en temps passé obey à la couronne de Franche dont il devoit le conté de Flandres tenir en pairie. » Ce qui décida l'intervention royale fut la promesse que le comte ferait hommage de son comté au Roi [Istore et chroniques de Flandre, t. II, p. 207). On feignait du reste de ne pi'endre aucune décision ferme, et il fut convenu que le Roi irait d'abord à Arras « et là se prendroit la conclusion de ce qu'il devroit faire » [Ibid., p. 262; Froissart, Chroniques, t. X, p. lxxvi, n. 2).