‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 7 sur 110 · Ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p

5. A noter la variante « devant disner » (Bibl. nat., ms. fr. 17269, fol. 229 v).

INTRODUCTION. Yii

Tous les manuscrits d'une seconde famille présentent les particularités énumérées ci-après :

1° Ils portent :

« Alerent disner à la bastide de Saint-Denys » ;

« Le Roy appuyé à un figuier (ou à un seigneur) » ;

« En un tonnel plein de chaux » ;

2° La relation du voyage de l'Empereur y est écourtée ;

3° On n'y trouve pas la déposition de Jacquet de Rue ;

4° Aucune mention n'y est faite de la reconnaissance du pape Urbain VI par les Flamands.

Les manuscrits de cette deuxième catégorie sont très nombreux. Je citerai les suivants, que j'ai tous examinés moi-même :

a) Bibliothèque nationale, Fonds français, n°* 2597, 2605, 2606, 2608, 2614, 2615, 2620, 6465, 6467, 10135, 20350; Nouvelles acquisitions françaises, 6225 (Barrois, 373*).

b) British Muséum, Fonds royal, 16 Gvi, 20 Gvii, 20 Eiv ; Additional manuscripts, 15269, 15303, 21143; Cotton., NeroEii; Sloane, 2433.

c) Bibliothèque du Guildhall, à Londres, ms. n° 244. Or, tous les manuscrits de la première famille, sauf le

français 2813 de la Bibliothèque nationale, sur lequel j'aurai longuement à revenir, sont des manuscrits de la chronique amplifiée de Guillaume de Nangis; tous ceux de la deuxième famille sont des copies des Grandes Chroniques. Donc les meilleures leçons, le texte le plus correct, se sont conservés dans les exemplaires de la continuation de Nangis. Les exemplaires des Grandes Chroniques offrent un

Viii INTRODUCTION.

texte moins correct, un certain nombre de leçons fautives*. Un seul fait exception. Ce manuscrit, d'ailleurs justement célèbre par sa valeur propre comme par son oi'igine, a été souvent signalé et décrit. C'est, dans son état actuel, un exemplaire des Grandes Chroniques de France, mais qui, pour la période correspondant aux règnes de Jean II et de Charles V, a toutes les bonnes leçons fournies par les manuscrits de la continuation de Nangis.

Le manuscrit français 2813 (ancien fonds, 8395) est un volume petit in-folio, sur vélin, à deux colonnes, très richement enluminé. Il a été exécuté sous le règne de Charles V, par l'ordre de ce prince et jjour la plus grande partie, sinon en totalité, par le célèbre cailigraphe Henri du Trévou''. De la Bibliothèque royale, il aurait passé dans celle

■1. Le manuscrit latin 5027 de la Bibliothèque nationale, qui contient de courts extraits d'une chronique française, se rapproche de la continuation de Nangis par quelques-unes de ses leçons (fol. 94 v° : « alerent avant disner » ; fol. 98 v» : « et là apuié a .i. savignier »), et s'en écarte par d'autres (fol. 101 v» : « gardé en .i. tonnel plain de chau.x: »). D'ailleurs, il se prête mal à une comparaison concluante, bon nombre de passages sur lesquels porterait la comparaison se trouvant omis dans cet abrégé.

2. Paulin Paris reconnaissait dans ce manuscrit la main de deux copistes difïérents, mais après avoir exprimé cette opinion en termes assez catégoriques, il l'abandonnait à moitié : « Exécuté (cet exemplaire) pour la plus grande partie sous les yeux de Charles V par son plus habile cailigraphe, Jean [sic) du Trévoux, etc. » — « Mais le second copiste (car le volume révèle deux calligraphes), etc. » — « Avec le fol. 385 s'arrête la première transcription qui est certainement l'œuvre de Henry du Trévoux... Il se pourroit que les folios suivants eussent encore été remplis par lui, mais alors il auroit fait ce travail quelques années plus tard et quand sa main avoit perdu quelque chose de sa fermeté et de son élégance » [Les Grandes Chroniques de France, t. VI. Paris, Techener, 1838, in-12, p. 491-493).

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