‹ Les grandes chronique de France (volume 2)Chapitre 70 sur 110 · Peut-être Mardick, Nord, arr. et cant. de Dunkerque · texte numérisé non relu

Peut-être Mardick, Nord, arr. et cant. de Dunkerque

le Uoy se desloga et se mist sur les champs, et toute sa bataille et l'arrieregarde, et laissèrent passer tout le charroy et l'artillerie. Et puis s'en vint le Roy o tout les dites batailles devant Bourbouc, et avant que le Roy y venist, l'en y tray pluseurs fois de canons, et un arbalestrier, qui estoit au connestable, tray du l'eu en la dite ville, tant que plus des deux pars en fut arse le jour.

Item, le Roy vint bien tart, vers le vespre, et tantost qu'il fut venu commença on à assaillir fort, sanz arroy, et au dit assault y ot blecié pluseurs des gens du Roy, car les Anglois se deffendirent très fort, et dura l'assault jusques à la nuit, et fîst le Roy pluseurs chevaliers celle journée. Ce jour leva baniere messire Guy de la Tremoille, seigneur de Sully ^ Les banieres du seigneur de MoreuP et du seigneur de la Rivière^ [furent] les premières oultre le fossé, si comme on disoit. Et à cest assault furent pluseurs bons chevaliers des gens du Roy mors, et pluseurs bleciez et navrez.

Itejïi, tantost après fut commencié un traictié entre le duc de Bretaigne pour le Roy, d'une part, et les Anglois qui estoient à Bourbourc, d'autre, par le quel traictié les Anglois partirent du dit lieu et s'en alerent les uns à Gravelingnes, où il avoit de leurs compaignons, et les autres à Calais. Et le Roy et son ost se trairent vers Gravelingnes et se refist un nouvel traictié aveques les Anglois, qui là estoient, par le quel traictié, moiennant certaine somme de flourins que l'on leur

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