FRANCE
Les principales compagnies que l’on remarque en France, au moyen âge, se rattachent à des opérations accessoires du commerce plutôt qu’à de véritables actes de négoce. Elles ont presque toutes pour objet le transport, par voie fluviale, de marchandises diverses.
Telles sont, par exemple, les compagnies qui se succé-
dèrent longtemps sous le nom générique de Hanses des marchands de l'eau.
La plus célèbre est la Confrérie des marchands parisiens de l’eau (Mercatores aquæ Parisiaci). Héritière des Nautes parisiens, qui existaient déjà sous Tibère, entre les années 14 et 37 de notre ère, mais séparée d'eux, comme le sont des Nautes anciens toutes les hanses marchandes du moyen âge, par une lacune de cinq siècles, la confrérie succède au collège antique, sans le remplacer. Elle est encouragée par la Royauté qui a autant d'intérêt qu’elle à maintenir l’ordre et à développer le commerce ‘. Puissante, au résumé, dès
1. E. Frignet, Histoire de l'association commerciale, p. 171 et suiv.