‹ Les grandes compagnies de commerce [microforme]Chapitre 7 sur 28 · E. Worms, op. cit., p · texte numérisé non relu

E. Worms, op. cit., p

la Hollande et la Zélande, remontent à peu près à la même époque.

La nse de Londres se forma un peu antérieurement. Elle existait dès le xim° siècle. Elle était indépendante des villes allemandes qui lui fournissaient ses membres et ses associés et ne doit pas être confondue avec la Ligue hanséatique, dont elle se rapproche, pourtant, par plus d’un côté. Les Allemands qui composaient la hanse de Londres jouissaient dans cette ville du bénéfice de leurs lois personnelles. De petits comptoirs établis au loin, rameaux du même tronc, se rattachaient à la hanse ou Guild-Hall de Londres, ceux de Boston et de Lynn, par exemple, dont l’histoire a été racontée en détail!.

À ce moment, et au moins jusqu’au xv° siècle, on ne connait guère de réglements généraux de la Ligue. C’est tout au plus si l’on peut citer deux dispositions obligatoires pour tous : l’une interdisant aux Hanséates toute espèce de société commerciale avec des non-Hanséates, l’autre (datant de 136%) annulant tout règlement fait, à l'étranger, par une factorerie hanséatique, sans le consentement des députés de la Ligue ofliciellement réunis en diète.

Il n’y a pas lieu de s'étonner beaucoup d’une telle pénurie de règlements généraux et de statuts d'ensemble ; le trait caractéristique de la Ligue, c’est, en effet, de laisser à chacun de ses membres son indépendance et sa personnalité. Certains buts communs n’en sont pas moins visés par la Ligue. La navigation des mers du Nord doit être ainsi concentrée entre les mains de ses adhérents. A bord de tout vaisseau aflilié à la Ligue, ofliciers et marins doivent être hanséates. Aucune marchandise étrangère ne doit être chargée sur ce vaisseau. Aucune marchandise hanséatique ne doit, a fortiori, être jamais confiée à aucun navire étranger à la Ligue. Le fret des bâtiments hollandais était particulièrement proscrit.

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