‹ Les Grandes Concessions: Au Congo FrançaisChapitre 60 sur 89 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

L'œuvre des Sociétés concessionnaires

depuis 1904

L'examen de la situation des Sociétés concessionnaires en 1904 nous avait permis d’entrevoir, sous un jour moins sombre qu’au début, l’avenir du système; pour la première fois, l’ensemble de leurs bilans accusait un excédent des profits sur les pertes; les Sociétés qui s'étaient groupées avaient trouvé dans cette combinaison un tempérament à « ce vice initial du trop grand morcellement des territoires concédés » (1); puis les cours du caoutchouc se relevèrent de telle sorte qu’au 31 décembre 1906, c’est un excédent de profits de plus d’un million que fait

4) Les Sociétés concessionnaires du Congo français depuis 1905, Rapport de l’Union Congolaise,

ressortir le relevé des bilans des Sociétés depuis le commencement des opérations (3).

Cependant, toutes les Sociétés n’allaient pas du même pas dans la voie de la prospérité; les deux tiers des Sociétés existantes sont encore en perte et, en 1906, si des Sociétés ont réalisé, depuis leur fondation, des bénéfices s’élevant à la somme totale de 10.163.000 francs, il en reste 21 dont le capital est entamé par un déficit global de 9.153.328 francs ; à ce moment pourtant, le caoutchouc devenait une source de profits pour elles et les plantations d’Ireh allaient donner encore de meilleurs résultats.

Aussi le mouvement commercial continuait sa marche ascendante de 21 millions en 1904 il passe en 1905 à 24 millions, en 1906 à 29.554.466 francs, dont 13.093.640 francs à l'importation et 16 millions 460.826 francs à l’exportation. En 1907, le total général des valeurs importées et exportées bondissait à 34.755.974 francs se décomposant ainsi :

Importation de la France et des colonies dans nos possessions du Congo : 6.738.255 francs.

Exportation de nos possessions du Congo en France et dans nos colonies : 9.206.306 francs.

(3) Il faut remarquer que cet excédent de gains est cependant plus apparent que réel, car de 1904 à 1906, deux Sociétés on fait disparaître tout ou partie de leur déficit en opérant des réductions de capital qui se sont élevées à la somme de 1.285.000 francs.

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