‹ Les Grandes Concessions: Au Congo FrançaisChapitre 63 sur 89 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

avait-elle diminué pour des raisons diverses : le trouble jeté par la campagne menée contre elles, les remaniements apportés au régime, etc.; des documents officiels évaluent ainsi cette part :

Années Importations Exportations Total 1903... 36 0/0 69 0/0 55 0/0 1904 37,7 0/0 71 0/0 57 0/0 1906. 49 0/0 80 0/0 59 0/0 1906 49 0/0 75 0/0 63 0/0 Dir D 49 0/0 68 0/0 60 0/0 1908... 41 0/0 65 0/0 58 0/0 1900 33 0/0 78 0/0 60 0/0.

1910...... 28 0/0 72 0/0 57 0/0 Lie 26 0/0 64 0/0 46 0/0

Ce sont surtout les Sociétés du Moyen-Congo et de l'Oubangui qui ont soutenu le mouvement commercial, notamment la Société des Sultanats de lOubangui et la Compagnie forestière Sangha Oubangui formée par la fusion des Sociétés de la Sangha et de l'Oubangui; les Sociétés gabonnaises, désavantagées, n’ont pas joué un rôle aussi considérable dans l’élan économique imprimé au pays par le régime.

Il n’est pas étonnant que les cessions territoriales consenties à l'Allemagne et le trouble qu'ont jeté dans l’exploitation du pays les opérations de délimitation aient ralenti la marche ascendante du mouvement commercial. Mais il n’en a pas été diminué : le commerce extérieur de l'A. E. F. se chiffre en 1912 par 48.992.673 francs dont 16.848.637 francs aux importations et 32.074.036 francs aux exportations, dans le courant du premier semestre 1913 par 25.190.181 francs dont 9.817.253 francs aux importations et 15.373.927 francs aux exportations.

De même, les recettes douanières fléchissent un peu : on constate une légère diminution sur l’année précédente en 1912 avec 3.224.017 francs: mais du 1* janvier au 31 octobre 1913, elles atteignent 3.818.518 francs.

Sans doute la part du commerce libre dans ces chiffres devient chaque jour de plus en plus grande, mais il est impossible de nier que l’on doit attribuer au régime concessionnaire ce rapide essor économique de nos possessions de l'A. E. F. Certains de ses adversaires lui rendent cet hommage, ainsi M. Henri Cosnier, député de l'Indre, qui, posant sa candidature à l’élection d’un délégué au Conseil supérieur des colonies, s'exprime ainsi dans sa profession de foi: « Ce serait manquer aux principes républicains que de ne pas respecter les engagements pris par le gouvernement en 1899 à l’égard de ceux qui

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