LES MARTINETS
Ils sont fous, fous à enfermer.
Hier soir, au Soleil couchant, ils s'étaient assemblés en une bande de plus de quarante et, volant en peloton à une vitesse de bolides, ils décrivaient en l'air des courbes baroques et poussaient des cris étourdissants.
Je me suis un peu habitué à leur vol et à leur vacarme ; il n'en a pas élé de même de mon chien qui s'éternisait à guetter leur approche et les suivait d'un œil dans lequel je lisais ceci :
« Il y en aura bien un de vous qui Unira par se casser la figure. ».
LE LEZARD
Ce matin je m'étais couché par terre, — près d'un grand mur exposé au Soleil — avec l'idée bien arrêtée d'en finir avec un livre commencé depuis tantôt quinze ans.
Je n'ai jamais pu l'achever.
Par reconnaissance pour tous les bons instants de sommeil qu'il m'a procurés, autant que par considération pour le nom de l'auteur, je ne puis passer sous silence le titre de ce magnifique pavot : Jocelvn.
J'étais sur un lit de feuilles mortes que le vent avait amoncelées dans ce coin.
En deux minutes, une fois de plusje fus sous le